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J'ai découvert Kevin Keegan à l'âge de 11 ans, à une époque où le football passait encore en noir et blanc. Sa dégaine ne ressemblait à aucune autre : une tignasse bouclée, une énergie débordante et des dribbles imprévisibles qui semblaient défier les défenses.
De Liverpool à Hambourg, il a marqué son époque, remportant deux Ballons d'Or consécutifs et prouvant que le talent n'avait pas de frontières. Plus tard, je l'ai retrouvé sur le banc de Newcastle, toujours animé par la même passion et le même enthousiasme.
Pour moi, Kevin Keegan reste l'un de ces joueurs qui ont donné envie d'aimer le football. Un souvenir d'enfance indissociable des retransmissions en noir et blanc, avec, en France, les grandes heures des Verts de Saint-Étienne. Une époque où le jeu, les gestes et les émotions comptaient plus que tout.