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Le foot, pour moi, ça n'a jamais été la FIFA. Ça a été sa découverte avec mon oncle italien qui me prenait par la main pour m'emmener au Parc des Princes. Je ne comprenais pas tout, mais je sentais la clameur qui montait des virages, l'odeur des merguez, ses jurons en italien quand le PSG ratait une occase. C'est lui qui m'a appris que le foot, c'était une histoire de tripes, pas de costard.
Ensuite il y a eu mes premiers pas de footeux, à Chartres, dans mon quartier de la Madeleine. Pas de gazon, juste un terrain en stabilisé. On jouait On refaisait la Coupe du monde jusqu'à ce qu'il fasse nuit. C'était gratuit. C'était à nous.
Plus tard, j'ai eu ma petite expérience de coach des "juniors", comme on disait à l'époque. Je n'avais pas de diplôme, juste un sifflet. Je leur apprenais à faire une passe et à respecter collectivement une tactique, à ne pas tricher, à se relever. Je ne gagnais (presque) rien, mais c'était les meilleurs samedis et dimanches de ma vie.
Et c'est pour ça que j'ai la gerbe quand je vois ce qu'en font des gens comme Infantino.
Ce dessin dit tout. "La pompe à fric de la FIFA. Un mondial hors de prix." Deux types qui se marrent dans une piscine de billets, les Picsou, pique sous... Et la phrase : "Oui, mais on vend du rêve !"
Un vrai cauchemar.
Ils ne vendent rien. Ils prennent. Ils prennent mon souvenir du Parc avec mon oncle, ils prennent le terrain de la Madeleine, ils prennent mes juniors, et ils les transforment en produit. Mondial à 48, billets à 500 dollars, Coupe du monde vendue au plus offrant, travailleurs morts sur les chantiers, et eux qui comptent les bénéfices.
Infantino n'aime pas le foot. Il aime l'argent du foot. Il a confisqué ce qui appartenait aux gamins de Chartres et aux oncles italiens, pour le revendre en pack VIP.
Alors oui, j'aimerai toujours le foot. Mais je déteste ce qu'ils en ont fait. Ce n'est plus notre rêve. C'est leur pompe à fric.