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Écriture
Le racisme n’est pas une opinion parmi d’autres. C’est une violence politique, sociale et humaine qui cherche à exclure, à humilier et à intimider. Les attaques subies par Haby Ka, adjointe à la mairie de Montreuil, en sont une illustration brutale : derrière les mots, il y a une volonté de faire taire et de délégitimer des engagements publics en fonction de l’origine supposée des personnes.
Ces discours, qui prospèrent notamment sur les réseaux sociaux, ne tombent pas du ciel. Ils s’inscrivent dans un climat de banalisation où l’on tolère trop souvent ce qui devrait être fermement condamné. Le soutien politique à ne peut en aucun cas servir de prétexte à des propos appelant à la haine, à la violence ou à des scénarios de “guerre civile” fantasmés. Ce type de rhétorique n’est pas du débat : c’est du racisme assumé.
Face à cela, la réponse ne peut pas être seulement morale. Elle doit aussi être politique et concrète.
Plusieurs pistes sont indispensables :
D’abord, renforcer systématiquement les signalements et les poursuites judiciaires. Les plateformes doivent être davantage contraintes à retirer rapidement les contenus racistes, et les auteurs doivent savoir que ces propos ont des conséquences réelles.
Ensuite, protéger davantage les élus et les citoyens exposés. Cela passe par un accompagnement juridique, mais aussi par un soutien institutionnel clair lorsque des campagnes de haine se déchaînent.
Il faut également investir dans l’éducation populaire et l’éducation aux médias, pour déconstruire les mécanismes de désinformation et de stigmatisation qui nourrissent ces discours.
Enfin, les collectivités locales ont un rôle à jouer : espaces de dialogue, actions culturelles, travail avec les associations antiracistes, soutien aux initiatives qui font reculer les préjugés dans les territoires.
Mais au-delà des dispositifs, il y a une exigence simple : ne jamais banaliser. Ne jamais relativiser. Nommer le racisme pour ce qu’il est, et le combattre sans ambiguïté.
Soutien total à Haby Ka, et à toutes celles et ceux qui refusent de céder face à la haine. La République ne peut pas se contenter de tolérer ses propres dévoiements : elle doit les combattre fermement.