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En ce jour de mémoire, je rends hommage aux victimes et aux héros de la déportation.
Je rappelle l’importance de se souvenir, de commémorer et de transmettre. Car sans mémoire, les faits s’effacent, et avec eux le risque grandit de voir renaître l’oubli, puis l’indifférence, et parfois la répétition de l’histoire.
Je pense aux lieux qui portent encore aujourd’hui cette mémoire à vif. À Oranienbourg, au camp de Sachsenhausen, où tant d’hommes ont été broyés par le système concentrationnaire nazi. À Auschwitz-Birkenau, symbole absolu de l’extermination de masse, où l’humanité a été poussée dans ses limites les plus sombres.
Je pense également aux lieux de mémoire découverts au fil de mes voyages, notamment sur les traces de Schindler à Vienne et à travers les espaces qui lui sont associés, où l’histoire individuelle croise la grande Histoire, et où des actes isolés ont pu, parfois, sauver des vies au cœur de la tragédie.
Ces visites ont profondément marqué ma réflexion et nourri ma mémoire personnelle. Elles ont aussi influencé l’écriture d’un de mes romans, dans lequel j’ai tenté de questionner la fragilité de l’humanité face à la violence de l’Histoire.
À travers cette commémoration, je porte une mémoire qui dépasse l’individuel. Elle est collective, elle nous engage toutes et tous.
La Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation nous rappelle que se souvenir n’est pas un simple devoir du passé, mais une responsabilité pour aujourd’hui et pour demain.
Je n’oublie pas, et je considère que transmettre cette mémoire est essentiel pour préserver la dignité humaine, la liberté et la paix.