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Chapitre 7 – L’ouverture contre le repli
Je refuse le climat de peur et de division que l’on nous impose trop souvent. À longueur de temps, on nous parle de menaces, de différences qui opposeraient, de frontières à dresser entre les individus. On nous pousse au repli, à la méfiance, à l’individualisme. Je ne crois pas en cette vision du monde.
Le communisme à la française que je défends est à l’opposé de ce repli. Il porte une ambition simple et forte : faire société ensemble. Non pas malgré nos différences, mais avec elles. Car notre richesse, elle est là : dans la diversité des parcours, des cultures, des expériences.
J’ai vu, dans nos villes et nos villages, des solidarités naître entre des personnes que tout semblait opposer. J’ai vu que lorsque l’on crée du lien, lorsque l’on donne des espaces pour se rencontrer, la peur recule. Ce n’est pas l’autre qui est un danger, c’est l’isolement.
C’est pourquoi je défends une politique d’ouverture, concrète et assumée.
D’abord, favoriser le vivre-ensemble au quotidien :
développer des lieux de rencontre et de partage (maisons de quartier, espaces associatifs, cafés citoyens),
soutenir les événements culturels, festifs et sportifs qui rassemblent les habitants,
encourager les initiatives intergénérationnelles et interculturelles,
intégrer la mixité sociale dans les politiques de logement et d’aménagement.
Ensuite, faire de l’éducation un levier contre les préjugés :
renforcer l’éducation à la citoyenneté et aux valeurs républicaines,
développer des projets éducatifs autour de la tolérance, de l’histoire et de la diversité,
soutenir les échanges scolaires et les initiatives culturelles,
donner aux enseignants les moyens d’aborder ces sujets avec les élèves.
Je veux aussi lutter fermement contre les discriminations :
renforcer les dispositifs de signalement et de sanction,
accompagner les victimes,
promouvoir l’égalité réelle dans l’accès à l’emploi, au logement et aux services,
sensibiliser les institutions et les entreprises à ces enjeux.
L’ouverture, c’est aussi accueillir dignement, dans le respect des valeurs de la République :
garantir un accueil humain pour les personnes en situation de migration,
favoriser leur intégration par l’apprentissage de la langue, l’accès à l’emploi et au logement,
accompagner les parcours pour permettre à chacun de trouver sa place dans la société.
Je défends également une culture accessible à tous, car elle est un puissant vecteur de lien :
soutenir les artistes et les initiatives culturelles locales,
rendre la culture accessible financièrement et géographiquement,
encourager les projets qui valorisent la diversité et le dialogue.
Mais au-delà des politiques publiques, il y a une vision. Le repli promet une protection illusoire. Il divise, il oppose, il affaiblit. L’ouverture, elle, construit. Elle demande du courage, de la confiance, de l’intelligence collective.
Ce que je refuse, c’est une société de la peur. Ce que je défends, c’est une société de la rencontre.
Une société où l’on ne se méfie pas de son voisin, mais où l’on apprend à le connaître. Une société où les différences ne sont pas instrumentalisées, mais respectées. Une société où l’on construit du commun.
C’est cela, pour moi, le communisme à la française : une société ouverte, fraternelle, où chacun a sa place, et où l’on avance ensemble, sans céder au repli ni à la division.