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Chapitre 8 – Être français, pleinement
Je suis attaché à la France. À son histoire, à ses paysages, à ses villages, à ses villes, à sa culture, à sa langue. Je suis attaché à ce qui fait que ce pays est unique, à ce qui relie ses habitants au-delà de leurs différences. Mais aimer la France, ce n’est pas l’enfermer, ce n’est pas la réduire, ce n’est pas exclure. C’est au contraire la faire vivre, la faire grandir, la rendre fidèle à ses valeurs.
Je refuse que l’amour du pays soit confisqué par des discours de division ou de rejet. Être français, ce n’est pas se méfier des autres, ce n’est pas dresser des barrières, ce n’est pas opposer les citoyens entre eux. Être français, c’est porter une histoire faite de luttes pour la liberté, pour l’égalité, pour la dignité. C’est faire vivre, concrètement, les valeurs de notre République.
Le communisme à la française que je défends s’inscrit pleinement dans cette histoire. Il ne s’y oppose pas, il la prolonge. Il vise à faire de la France un pays toujours plus juste, toujours plus solidaire, toujours plus fidèle à ce qu’elle prétend être.
C’est pourquoi je propose des actions concrètes.
D’abord, valoriser et protéger notre patrimoine :
entretenir et restaurer les bâtiments publics, les monuments, les lieux de mémoire,
soutenir les initiatives locales de valorisation du patrimoine,
faire vivre l’histoire dans les territoires, à travers des projets culturels et éducatifs.
Ensuite, soutenir la culture comme bien commun :
garantir un accès à la culture pour tous, quel que soit le territoire ou les revenus,
soutenir les artistes, les créateurs, les structures culturelles locales,
développer des événements culturels ouverts et accessibles,
intégrer davantage la culture dans l’éducation et la vie locale.
Je veux aussi faire vivre les valeurs républicaines au quotidien :
renforcer l’éducation à la citoyenneté, à l’école comme dans la société,
promouvoir la laïcité comme un principe de liberté et de respect,
lutter contre toutes les formes de discrimination et d’exclusion,
garantir l’égalité réelle entre les citoyens, sur tout le territoire.
Être français, c’est aussi faire vivre nos territoires :
soutenir les communes rurales et les petites villes,
préserver les services publics de proximité,
encourager les initiatives locales qui dynamisent la vie collective,
valoriser les savoir-faire locaux, artisanaux et agricoles.
Je défends également une France ouverte sur le monde, fidèle à ses valeurs :
promouvoir la coopération internationale et les échanges culturels,
défendre les droits humains partout où ils sont menacés,
accueillir avec dignité, dans le respect de nos principes républicains.
Mais au-delà des politiques, il y a une conviction. Aimer la France, ce n’est pas la figer dans le passé. C’est la faire évoluer, en restant fidèle à ses principes. C’est refuser qu’elle renonce à ce qu’elle a de plus précieux : sa capacité à rassembler, à intégrer, à porter des valeurs universelles.
Ce que je refuse, c’est une vision fermée, méfiante, qui réduit l’identité à une frontière. Ce que je défends, c’est une identité vivante, ouverte, construite dans le partage et la solidarité.
Être français, pleinement, c’est être fier de son pays, tout en étant exigeant envers lui. C’est vouloir le meilleur pour tous ceux qui y vivent. C’est faire en sorte que la France ne soit pas seulement un héritage, mais un projet commun.
C’est cela, pour moi, le communisme à la française : un engagement profondément ancré dans l’amour du pays, mais tourné vers la justice, l’égalité et l’avenir.