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Quand je vois ce dessin, je pense à tout ce qu’on nous fait croire depuis des années. On nous répète que ce sont les milliardaires qui “créent des emplois”, que sans eux, l’économie s’effondrerait. Mais la vérité, c’est tout l’inverse.
Ce ne sont pas les riches qui font vivre la société, c’est la société qui fait vivre les riches. Ce sont les ouvriers, les soignants, les enseignants, les artisans, les employés, les petits indépendants… tous ceux qui se lèvent tôt, qui travaillent dur, qui tiennent debout nos services publics et nos solidarités.
Grâce à leur travail, certains s’enrichissent. Et pourtant, ce sont rarement celles et ceux qui produisent la richesse qui en profitent. Voilà le vrai déséquilibre : une pyramide à l’endroit pour les uns, mais à l’envers pour les autres.
Je ne suis pas contre les entrepreneurs, ni contre l’esprit d’initiative. Au contraire, notre société a besoin de créativité, d’audace, d’innovation. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de celles et ceux qui produisent, soignent, enseignent, servent ou accompagnent. L’esprit d’entreprise ne peut être un prétexte à l’exploitation ou à l’accaparement.
Je crois qu’il est temps de remettre la valeur du travail, de la solidarité et du partage au centre. De redonner du sens à l’économie, au service de l’humain et non de la fortune.
Parce qu’une société juste, ce n’est pas celle où un milliardaire se vante d’avoir “donné du travail” à des milliers de personnes. C’est celle où des milliers de personnes peuvent vivre dignement de leur travail, sans enrichir un seul homme au sommet.