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À l’heure où les élections municipales approchent, notre village se voit ballotté entre promesses mirobolantes et immobilisme quotidien. Derrière les photos officielles et les slogans, la réalité est tout autre : une maire isolée, un conseil municipal en lambeaux et un bilan qui tient plus du décor que de l’action. Cette tribune dénonce le degré zéro de la politique locale, celui où l’affichage tient lieu de projet.
Dans notre commune, la démocratie locale se vit aujourd’hui à basse intensité. À la tête de la mairie, une maire isolée dirige une équipe réduite à l’état de fantôme. Les démissions s’y succèdent, les conseillers municipaux restants se contentent d’une présence formelle, et l’opposition, paradoxalement, devient indispensable pour atteindre le quorum et éviter le naufrage.
À l’approche des élections, cette maire retrouve soudain de l’entrain et se met à « s’occuper » du village. Mais son activisme tardif n’est qu’un trompe-l’œil : projets prémâchés par d’autres, décisions prises sans concertation, inaugurations opportunes. Un rond-point, quelques jeux pour enfants… autant de réalisations qui masquent mal l’absence de vision et de travail collectif.
Son bilan, proche du néant, ne l’empêche pas de se mettre en scène. Sa « fibre sociale » s’exhibe dès qu’il s’agit d’utiliser les enfants : conseil municipal des jeunes, photos souriantes et promesses creuses. Les véritables priorités, elles, attendent toujours. L’embauche d’une ATSEM par classe ? L’écoute des enseignants sur leurs conditions de travail ? Rien n’avance, et pour cause : lorsqu’elle parle de l’école, cette maire dit « mon école », comme si l’établissement public lui appartenait. Tout est dit d’une mentalité d’appropriation qui bloque toute évolution.
Et que dire des promesses fumeuses de son dernier programme électoral ? Deux médecins, un gymnase, des terrains de tennis… et pourquoi pas une piscine olympique pendant qu’on y est ? Autant d’annonces spectaculaires qui, quelques années plus tard, n’ont laissé derrière elles que le vide des slogans de campagne.
Cette maire n’hésite pas non plus à dégainer la plainte contre quiconque lui déplaît, sous des prétextes fallacieux. À la communauté de communes, elle est connue pour sa passivité, sauf lorsqu’un objectif photo se présente ou quand elle doit faire face à la rébellion des agents se sentant sous estimes voire maltraités. Au département, elle se maintient grâce à des soutiens politiques, alors même que sa connaissance des dossiers frôle le vide, selon les témoignages d’élus pourtant éloignés de l’opposition.
C’est précisément pour rompre avec cette façon de faire que je me présente à la tête de la liste Angervilliers Citoyens.
Notre ambition est simple mais exigeante : redonner du sens à l’action politique, remettre les administrés au centre des projets, et non la carrière d’un seul individu. Nous voulons œuvrer pour un avenir harmonieux dans notre village et sur l’ensemble de notre territoire, où chaque décision sera prise dans la transparence, le dialogue et le respect du bien commun.
Angervilliers mérite une équipe qui travaille avec et pour les habitants, qui privilégie l’intérêt général plutôt que la mise en scène, et qui construit patiemment des projets réalistes, collectifs et durables.
C’est ce chemin que nous proposons, loin du spectacle et des promesses sans lendemain.