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Chaque année, lorsque je pénètre sur le site de la Fête de l’Humanité, je ressens la même émotion. Ici, le mot « populaire » reprend tout son sens. Ce n’est pas la foule manipulée par des slogans, mais un peuple debout, curieux, avide de rencontres et de débats. J'entends déjà les grincheux me répondre que certains viennent juste faire la fête... et alors? Est ce un crime ? Ainsi, dans chaque allée, je croise des visages venus d’horizons différents, des luttes qui se rejoignent, des musiques qui résonnent comme un appel à l’espoir.
Pour moi, cette fête est l’antithèse du populisme. Là où les populistes dressent des murs, ici on tend des mains. Là où ils simplifient à outrance pour mieux diviser, ici on accepte la complexité du monde et on cherche ensemble des réponses. Je vois des jeunes discuter avec des syndicalistes aguerris, des artistes échanger avec des militants, des familles entières écouter un concert après un débat sur le climat ou la justice sociale.
C’est cette effervescence qui me rappelle à quel point « populaire » et « populiste » sont deux réalités opposées. Le populaire élève, nourrit la réflexion, ouvre l’avenir. Le populisme, lui, enferme et abaisse.
À la Fête de l’Humanité, je me sens partie prenante d’un peuple qui refuse les raccourcis dangereux, qui préfère la solidarité à la peur, la culture au ressentiment.
C’est pour cela que, chaque année, je reviens. Parce que dans ce rassemblement joyeux et fraternel, je trouve la preuve vivante que l’humanité – la vraie – triomphe toujours des populismes.