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L’un des défis les plus passionnants de cette campagne est de faire comprendre à chacun que le conseil municipal n’est pas réservé à une élite.
Trop souvent, on imagine que siéger dans une mairie exige des diplômes particuliers, des réseaux puissants ou une expérience politique préalable.
En réalité, il suffit d’une seule condition : l’envie d’agir pour le bien commun.
Ce message, je le porte à chaque réunion publique, à chaque rencontre.
« Vous aussi, vous pouvez devenir conseiller municipal. »
Il ne s’agit pas de réciter des lois compliquées, mais d’aimer son village et d’avoir la volonté d’y contribuer.
L’administration, les finances, les règlements : tout cela s’apprend.
Ce qui compte avant tout, c’est la capacité d’écouter, de dialoguer et de décider ensemble.
Cette idée a pris corps au sein même de notre liste.
Lorsque nous avons commencé à la constituer, beaucoup de ceux qui nous ont rejoints n’avaient jamais envisagé d’entrer en politique, même à l’échelle d’un village.
Les premiers échanges ressemblaient plus à des conversations de voisins qu’à des réunions stratégiques.
Chacun arrivait avec ses doutes, ses questions :
« Est-ce que je suis légitime ? Est-ce que je vais être à la hauteur ? »
Et puis, à force de rencontres, de débats, d’écoute, les regards ont changé.
Nous avons découvert chez les uns un talent d’orateur, chez les autres un sens pratique, une capacité à organiser, à analyser ou à apaiser.
Parmi les nouvelles recrues, A.– un jeune père récemment installé à Angervilliers – a d’abord rejoint nos réunions par curiosité, presque en spectateur après avoir rencontré les élus Angervilliers Citoyens.
Puis, de semaine en semaine, il a commencé à proposer des idées concrètes, à dessiner des solutions et surtout à apporter sa propre expérience et son esprit cartésien
Aujourd’hui, il s’exprime avec assurance et participe à l’élaboration de notre programme comme s’il avait toujours fait partie du groupe.
M., quant à elle, habite le village depuis peu mais n’avait jamais imaginé s’engager politiquement.
Elle est venue une première fois « juste pour écouter », par curiosité sur un sujet qui la concernant directement.
Son expérience professionnelle s’est révélée précieuse : dès la première réunion, elle apportait des propositions claires et proposait de prendre des notes et rédiger un compte rendu qui s'avérera d'une qualité permettant une mise au travail direct.
F., quant à elle, habite le village depuis plusieurs années est à même été conseillère municipale dans l'équipe du maire actuel. Elle rejoint Angervilliers Citoyens après plusieurs hésitations dues à des rumeurs infondées sur l'orientation présumée du groupe. Son expérience et son appétence pour la culture seront un bien précieux pour le collectif. Elle est surtout la preuve vivante que seul la rencontre et le dialogue permettent de faire avancer les choses.
R., quant à lui, a rejoint l'équipe après une réunion collective. Peu disponible selon ses dires, il a néanmoins décidé de participer après avoir été rassuré sur la manière dont Angervilliers Citoyens conçoit le travail municipal. Il nous apportera toute son expérience dans des domaines qu'il connaît bien: celui de l'urbanisme et des travaux.
M. est une jeune maman nouvellement installée à Angervilliers. La première chose qui saute aux yeux quant nous la rencontrons c'est son assurance. Elle vient en effet d'une famille où l'engagement municipal n'est pas un vain mot et nous la sentons, prête à s'engager immédiatement : capacité d'action, de décision, d'organisation feront d'elle un atout précieux pour les challenges à venir.
Ces parcours, et tant d’autres, montrent que les compétences nécessaires pour devenir conseiller municipal existent déjà au cœur de la population, souvent là où on ne les attend pas.
C’est en nous rencontrant, en tissant ce lien entre nous, que nous avons compris que la politique municipale n’était pas un domaine réservé, mais un prolongement naturel de la vie citoyenne.
Cette expérience collective transforme chacun de nous.
En apprenant à nous connaître, nous apprenons aussi à nous reconnaître comme acteurs légitimes de notre avenir commun.
Karima, Laurent et moi voyons chaque nouvelle recrue s’affirmer, prendre confiance, proposer des idées qu’elle n’osait peut être pas formuler au départ.
C’est peut-être cela, le cœur de notre démarche : montrer que l’on peut passer de simple habitant à candidat, puis, demain, à conseiller municipal, non pas seul, mais en grandissant ensemble, pas à pas.
Si je m’engage aujourd’hui, c’est aussi pour envoyer ce signal :
Angervilliers appartient à ses habitants.
Le pouvoir local n’a de sens que si les citoyens se sentent légitimes à le prendre, à le partager, à le transformer.
Être conseiller municipal, c’est accepter de donner un peu de son temps pour le collectif, mais c’est surtout un formidable apprentissage de la démocratie vivante.
Et dans cette aventure, la plus belle victoire n’est pas seulement le jour du scrutin :
c’est ce moment où chacun réalise, au fil des rencontres, qu’il peut lui aussi franchir le pas.