/image%2F7041264%2F20250922%2Fob_9b008e_1000025564.jpg)
#oliviertherond #municipales2026
CARNET DE CAMPAGNE. Partie 1
Je profite de quelques jours de repos pour raconter simplement la campagne 2026 et ce qui l'a motivé à mes yeux en partant de mon arrivée à Angervilliers jusqu'à aujourd'hui. Un texte sans prétention qui j'espère parlera à beaucoup 😊. Bon courage à celles et ceux qui entreprenons la lecture😉
Chapitre 1 – Mes racines, mon parcours, mon attachement au village
Avant d’être candidat, je suis d’abord un habitant d’Angervilliers. Mon histoire ici est tissée de petites choses, de rencontres, de souvenirs quotidiens qui ont façonné mon attachement à ce village et mon envie de m’engager.
Je suis arrivé à Angervilliers en 2000, quel beau projet de vie pour démarrer un nouveau siècle ! L'idée était simple: trouver un endroit où vivre, travailler et élever une famille. Ce que j’y ai découvert m’a séduit : les champs, un vieux château en ruine, la forêt toute proche, les écoles maternelle et primaire . Mais très vite, j’ai senti quelque chose d’étrange : ici, les habitants ne se disent pas bonjour spontanément. Dans d’autres villages que j’avais connus, saluer un voisin dans la rue était naturel. Ici, c’était presque un défi, comme si des barrières invisibles avaient été dressées, rendant la convivialité fragile.
Cette distance, je l’ai retrouvée dans les associations locales. Angervilliers possède un tissu associatif dense, et c’est une richesse inestimable. Mais derrière ce dynamisme se cache une réalité préoccupante : certains responsables d’associations m’ont confié, parfois à voix basse, qu’il fallait faire attention à ce qu’on dit et à la manière dont on le dit.
J'ai moi même rapidement expérimenté ce que signifie être acteur associatif en intégrant l'association de parents d'élèves en proposant rapidement un changement de nom et une affiliation à une association autonome afin que tous les parents puissent trouver leur place. Cette première expérience d'une dizaine d'années a forgé mon envie de m'engager plus avant sur un terrain plus politique. En effet, à l'époque, la maire actuelle était adjointe au scolaire et je me suis rapidement aperçu du vide des projets qu'elle aurait dû porter et son insincerité. À l'époque, je débutais pensant qu'il suffisait de demander, d'argumenter pour obtenir. Et là, durant toutes ces années, je me suis heurté, et tous les membres de l'association avec moi, à des fins de non recevoir. Pour anecdote, l'école primaire n'avait pas d'eau chaude dans les toilettes, mes enfants devaient être étudiants lorsque le problème a été pris en considération.
De plus, à mon sens, un association de parents d'élèves a deux missions (au moins): questionner les fonctionnements en étant force de propositions et animer les moments festifs ou de célébration. J'ai été très intéressé par cette période où avec certains parents, nous avons pu observer combien il est difficile, mais pas impossible de construire des passerelles, des projets et ce de manière collective. Rapidement, les parents venus juste pour servir le pseudo intérêt de leur enfant sont partis.
Mes enfants partis au collège, j'ai donc quitté l'association et cette expérience m'a forgé une conviction : les associations de parents d'élèves doivent être partie prenante des questions scolaires et périscolaires, ce qu'aujourd'hui je défends en tant que candidat aux municipales.
Le travail à réaliser auprès des associations est énorme car quelque chose s'est rompu au fil des années dans le relationnel entre le conseil municipal et les associations.
En effet, la peur que des critiques ou des idées nouvelles aient des répercussions sur les subventions futures est palpable. Je me souviens d’un échange avec un bénévole local :
« Si on commence à contester quoi que ce soit, on risque de perdre la subvention. Alors on se tait… »
Ces mots m’ont frappé. Comment peut-on parler de citoyenneté et de participation quand la peur dirige le discours et freine l’initiative ?
Mon parcours professionnel m’a préparé à ces constats. En tant qu’éducateur spécialisé, j’ai appris que rien ne se construit sans écoute, sans patience et sans accompagnement. J’ai travaillé avec des familles et des jeunes en difficulté, des situations où chaque geste compte, où chaque parole peut transformer une vie. Cette expérience m’a donné une conviction profonde : pour changer un système, il faut être à la fois proche du terrain et capable d’agir collectivement.
J’ai aussi vu la puissance des initiatives citoyennes. Dans les associations, malgré la peur et la prudence imposées, certains habitants continuent d’innover, de proposer, d’agir. Cette énergie m’a donné l’idée que la politique municipale pouvait être un prolongement de cette créativité, un espace où chacun pourrait participer pleinement.
À Angervilliers, chaque petite action peut avoir un poids. La création d’un jardin partagé, l’organisation d’une collecte de solidarité, la préparation d’une fête de quartier : toutes ces initiatives montrent que les habitants veulent s’impliquer. Mais pour que ces actions portent leurs fruits, il faut lever les barrières, restaurer la confiance et redonner aux habitants la liberté de parler et d’agir.
C’est ce mélange de beauté, de potentiel, mais aussi de contraintes invisibles qui a nourri mon engagement. Mon attachement au village ne se limite pas à un cadre de vie agréable : il est lié à l’envie de voir Angervilliers devenir un lieu où la démocratie locale est vivante, où les habitants peuvent prendre la parole sans crainte, et où le collectif prime sur les intérêts personnels.
Ce chapitre n’est pas seulement le récit de mon arrivée à Angervilliers. Il est aussi une déclaration : je veux que ce village redevienne un lieu de liens, de confiance et de participation, et c’est ce qui m’amène aujourd’hui à franchir le pas de la candidature
Chapitre 2 – Le constat : un village vivant mais sous cloche
Avant de proposer, il faut observer. Avant de s’engager, il faut comprendre.
C’est ce que j’ai fait, année après année, en participant à la vie d’Angervilliers, en participant à deux listes municipales ( 14e et 3e place) discutant avec les habitants, en écoutant leurs joies mais aussi leurs frustrations.
Et le constat est clair : notre village possède une énergie incroyable, mais cette énergie est bridée par un système qui confisque la parole et entretient la méfiance.
Si on s'en tient à la surface des choses, Angervilliers pourrait être cité en exemple.
Son tissu associatif est riche : club de sport, comité des fêtes, ateliers culturels, associations de parents d’élèves…
En apparence, tout respire la vitalité. Mais derrière ce dynamisme, un sentiment récurrent revient chez beaucoup de bénévoles : la peur de déplaire.
Une présidente d’association me l’a confié un soir, après une réunion :
« On nous répète que la mairie est là pour soutenir. Mais quand on fait une proposition un peu différente, on nous regarde comme si on sortait du cadre. On sait que les subventions peuvent baisser. Alors, on se contente de ce qui plaît. »
Ce n’est pas une peur abstraite. Les critères d’attribution des subventions ont longtemps été flous et un de nos objectifs dans l'opposition a justement été de proposer une réflexion sur une charte des subventions ce qui a été fait avec plus ou moins de bonheur, la participation n'étant pas le signe distinctif de la majorité. les décisions peu expliquées alimentent la méfiance . On ne sait jamais vraiment pourquoi tel projet est accepté et tel autre mis de côté.
Résultat : on s’autocensure. Les associations évitent les sujets sensibles, les habitants se retiennent d’interpeller la mairie.
La créativité existe, mais elle avance sur la pointe des pieds.
J’ai donc participé à plusieurs conseils municipaux et réunions d’information. Sur le papier, ce sont des espaces d’échange.
Dans les faits, on y trouve surtout des présentations déjà ficelées, des décisions pratiquement actées.
Les questions des habitants, lorsqu’elles sont posées, reçoivent des réponses vagues, ou sont renvoyées à « des études en cours ».
Un soir, un riverain a proposé une solution simple pour sécuriser un carrefour dangereux. La réponse a été polie mais ferme :
« Merci, mais ce n’est pas prévu dans le cadre du projet actuel. »
Point final.
Ce n’est pas une hostilité ouverte, c’est plus subtil. Mais la conclusion est la même : les habitants ont le droit de s’exprimer, pas de décider.
Ce climat finit par se traduire dans les gestes du quotidien.
Dans certaines rues, on se croisait sans se saluer, comme si un mur invisible séparait les habitants.
Une habitante m’a dit à voix basse :
« Ici, on se parle, mais on ne dit pas tout. On ne sait jamais qui répète à qui. »
Cette phrase résume un mal plus profond : quand la confiance disparaît, le lien social s’effrite.
Ce n’est pas seulement un problème de courtoisie, c’est un problème de démocratie.
Plusieurs projets municipaux ont aussi renforcé ce sentiment de distance.
Des aménagements annoncés comme participatifs ont été menés sans réelle concertation.
Des engagements pris lors des campagnes précédentes sont restés lettre morte, sans explications claires.
À chaque fois, c’est une petite déception qui s’ajoute à une autre.
On finit par se dire : « À quoi bon ? »
Et c’est précisément cette résignation qui fragilise la vie collective.
Pourtant, Angervilliers a tout pour réussir :
- Une population diverse, avec des habitants prêts à s’impliquer.
- Des associations capables d’innover.
- Un cadre naturel qui invite au partage et à la coopération.
Ce n’est pas le manque d’idées qui nous freine, c’est le manque d’espace pour les exprimer.
Le potentiel est là, mais il suffoque sous une gouvernance qui préfère contrôler plutôt que faire confiance.
Ce chapitre n’est pas un réquisitoire. C’est un diagnostic.
Car pour changer, il faut d’abord nommer les blocages.
Et le plus grand blocage aujourd’hui, c’est cette peur diffuse qui empêche de parler librement, d’imaginer ensemble, de décider collectivement.
C’est face à ce constat que j’ai compris que l’indignation ne suffisait plus.
Il fallait passer à l’action.
Et c’est ce passage, de l’observation à l’engagement, que je raconte dans le chapitre suivant.
Chapitre 3 – De l’indignation à l’action
Il y a toujours un moment où l’observation ne suffit plus, où la colère devient un moteur. Pour moi, ce moment n’a pas été un grand discours ni une crise spectaculaire. Il s’est imposé peu à peu, au fil de petites conversations, de réunions qui laissaient un goût amer, d’amitiés naissantes qui partageaient le même sentiment : on ne peut pas continuer comme ça.
Je me souviens de réunions municipales qui tournent tellement à vide qu'une demi-heure suffit souvent dans le plus complet anonymat.
Notre travail d'opposition a tout d'abord été de proposer des moyens pour intéresser la population aux débats municipaux: informations sur tous les réseaux sociaux du village, retransmission des débats en direct... Tout a été refusé au prétexte que cela " n'intéresse pas assez de monde". La vérité, c'est que partager ces moments aurait permis au plus grand nombre de s'apercevoir, un, de l'absence de débat démocratique et deux, de l'état de conviction des conseillers municipaux.
Pourtant, grâce, entre autre, à notre travail d'information, quelques personnes sont régulièrement venues assister aux débats. Preuve que le sujet intéresse pourvu que le terrain soit sincèrement préparé pour accueillir les citoyens.
Ainsi, en sortant de la salle, j’ai entendu une femme murmurer à son voisin :
« Pourquoi on se déplace, si tout est déjà décidé ? »
Cette phrase m’a frappé comme une évidence. À quoi sert de participer si notre parole n’a aucun effet ?
Je sentais , ainsi que mes deux acolytes de l'opposition qu'enfin, ce que nous decrivions depuis des années commençait à être partagé.
Les jours suivants, nous avons commencé à en parler autour de nous, sur nos réseaux et en créant " L'Info Citoyenne".
Au début, les réactions étaient prudentes. Certains baissaient la voix, comme s’ils craignaient qu’on les entende lorsque nous les croisions.
« Tu as raison, mais tu sais… ici, il faut faire attention. »
Puis, peu à peu, les confidences se sont multipliées. Des bénévoles m’ont raconté les subventions accordées ou retirées sans explication. Des parents m’ont confié leur frustration de ne jamais voir leurs propositions prises en compte.
Nous n'étions donc pas seuls. Nous étions nombreux à ressentir la même chose : une envie d’agir, mais une peur d’oser.
Nous avons donc imaginé de passer de la parole individuelle à celle collective en proposant:
- Des réunions publiques que nous propositions ou qui nous seraient suggérées.
- Des subventions attribuées sur des critères clairs.
- Des projets écologiques ou autres concrets, à l’échelle du village.
Nous avons donc décidé de créer un groupe ouvert, Angervilliers Citoyens, pour réfléchir ensemble et imaginer une autre manière de faire de la politique
Au début, ce n’était qu’un petit cercle. Nous nous retrouvons dans la salle des associations. Chacun apportait ses idées, ses inquiétudes, ses compétences.
Il y avait des jeunes parents, des retraités, des commerçants, des enseignants, des artisans.
Chacun parlait à égalité, sans hiérarchie.
Nous avons commencé à rédiger des propositions, à les confronter, à les ajuster.
Petit à petit, ce qui n’était qu’un groupe de discussion est devenu un mouvement citoyen.
Bien sûr, les doutes n’ont pas disparu.
Je me suis souvent demandé : suis-je vraiment capable de mener une campagne ?
Je n’ai pas le profil d’un « professionnel » de la politique. Je n’ai ni réseaux puissants, ni ambitions personnelles.
Mais chaque fois que je voyais un voisin sourire en découvrant que d’autres partageaient ses frustrations, chaque fois que je recevais un message de soutien, je sentais ma détermination se renforcer.
Ce qui comptait, ce n’était pas ma candidature en tant que telle. C’était l’idée que les habitants reprennent la parole.
Au fil des mois, notre petit groupe s’est élargi. Des habitants qui ne s’étaient jamais parlé se sont retrouvés autour d’une même table. Des idées nouvelles ont jailli : jardins partagés, ateliers de compostage, budgets participatifs, événements intergénérationnels...
Nous avions commencé par dire « non » à une manière de gouverner.
Nous disions désormais « oui » à un projet collectif.
Ce chapitre marque le véritable point de départ de mon engagement.
La colère, seule, ne suffit pas. Ce qui transforme la société, ce n’est pas l’indignation, c’est le passage à l’action, le courage de se rassembler, de proposer, d’agir.
Et c’est ce que nous avons décidé de faire, ensemble.
Chapitre 4: Angervilliers Citoyens: un collectif en constante mutation.
Lorsque nous avons décidé de nous organiser, nous savions que le défi serait immense. Créer un mouvement citoyen dans un petit village n’a rien d’anodin. Il ne s’agissait pas seulement de préparer une liste pour les municipales, mais de changer une culture politique, de briser des habitudes et des silences qui semblaient installés depuis longtemps.
Les premières réunions ont vite posé la question : comment appeler ce collectif qui se voulait ouvert et fédérateur ?
Nous ne voulions ni sigle compliqué ni slogan creux. Nous cherchions un nom simple, compréhensible, qui dise ce que nous étions et ce que nous voulions.
Après plusieurs propositions – « Ensemble pour Angervilliers », « Demain Angervilliers », « Les Voix du Village » – c’est Angervilliers Citoyens qui s’est imposé.
Ce nom portait en lui l’essentiel : le village d’abord, les habitants avant tout. Pas de leader charismatique, pas d’appareil politique, mais des citoyens qui reprennent leur place.
Dès le départ, nous avons posé une règle : pas de chef incontestable, pas de décisions prises en petit comité. Certes, un leader mais pas de chef incontesté.
Chaque réunion devait être ouverte, chaque idée débattue, chaque décision votée.
Nous avons mis en place des outils simples :
- un espace partagé pour noter toutes les propositions,
- des groupes de travail thématiques (écologie, démocratie locale, solidarités, jeunesse),
- une charte d’engagement pour garantir la transparence.
Cette horizontalité n’était pas qu’une posture. C’était une réponse directe à ce qui nous révoltait : la manière dont les décisions étaient prises ailleurs, dans le secret, sans explication.
Des réunions qui redonnent le goût de la parole.
Chaque rencontre était différente.
Un soir, une jeune mère a raconté sa difficulté à trouver des activités culturelles pour ses enfants.
Une autre fois, un retraité a expliqué son envie de transmettre son savoir de jardinier, mais son sentiment d’être ignoré par la mairie.
Chacun venait avec son vécu, et chaque vécu devenait une idée d’action.
Peu à peu, les barrières invisibles qui séparaient les habitants se sont fissurées.
Des gens qui ne s’étaient jamais dit bonjour ont commencé à échanger des numéros de téléphone.
Des voisins qui se croisaient sans un mot se sont retrouvés à discuter pendant des heures.
La démocratie commençait par ce simple geste : se parler.
Le problème récurrent de la circulation a été une occasion de créer du lien avec les habitants. Par l'organisation d'une réunion publique, nous avons pu démontrer notre "philosophie" d'écoute et de mise en condition de la participation citoyenne. Pour notre plus grande satisfaction, plus d'une cinquantaine de personnes se sont montrées intéressés que ce soit en participant à la rencontre où en nous contactant par courriel pour avoir les informations faute de pouvoir participer.
Les premières pistes de travail modestes mais concrètes ont rapidement émergées de ces discussions:
- Réunions publiques régulières où les élus rendent des comptes, pas seulement en période électorale.
- Aide renforcée aux associations, avec des critères clairs et transparents pour l’attribution des subventions.
-Actions écologiques simples mais immédiates : composteurs collectifs, opérations de nettoyage, plantations d’arbres, actions collectives élus + population pour tenter de régler les problématiques environnementales.
Ces propositions ne sont pas des promesses électorales, mais le résultat d’un travail collectif. Elles sont l’expression directe des besoins du village.
Bien sûr, tout n’est pas simple.
Dès les premières annonces publiques, certains ont réagi avec méfiance.
« Mais qui tire vraiment les ficelles ? »
« C’est encore un mouvement politique caché. »
« Ils veulent juste prendre le pouvoir. »
Ces remarques viennent parfois d’habitants, mais plus souvent encore de personnes proches de l’équipe municipale en place.
Il fallait rassurer, expliquer, répéter inlassablement que nous n’avons pas d’autre ambition que de redonner la parole aux habitants.
Pour montrer que nous étions plus qu’un groupe de parole, nous avons donc organisé une réunion publique
Ce moment, simple mais puissant, a changé l’atmosphère.
Des habitants qui se tenaient à distance sont venus, d’abord par curiosité, puis par envie.
Beaucoup nous ont dit :
« Ça fait du bien de voir qu’on peut se retrouver sans conflit, juste pour réfléchir ensemble. »
À mesure que notre collectif prend de l’ampleur, une idée s'impose naturellement : présenter une liste citoyenne aux élections municipales de 2026.
Au début, certains hésitaient.
« Est-ce qu’on est prêts ? »
« Est-ce qu’on a les compétences ? »
Mais l’enthousiasme grandit. Ce n’est pas une question de savoir si nous sommes prêts, mais de savoir si nous pouvons continuer à regarder notre village se refermer sur lui-même sans rien tenter.
Peu à peu, les doutes laissent place à une conviction partagée : notre place est dans l’arène démocratique, non pas pour conquérir le pouvoir, mais pour redonner le pouvoir à ceux qui l’avaient perdu : les habitants.
Chapitre 5 – La campagne prend forme
Passer du rêve à la réalité, c’est accepter que l’idéal rencontre le quotidien, avec ses contraintes, ses doutes et ses mille détails pratiques.
Lorsque nous décidons collectivement, de présenter une liste aux municipales de 2026, nous savons que l’aventure citoyenne change de dimension.
Nous ne sommes plus seulement un groupe d’habitants partageant des idées et trois élus d'opposition, mais une équipe en route vers une élection avec un mot d'ordre qui pourrait se résumer ainsi: « Nous avons décidé de présenter une liste citoyenne aux prochaines élections municipales. Pas pour prendre le pouvoir, mais pour le rendre à celles et ceux qui le méritent : les habitants. »
Une liste municipale, ce n’est pas seulement un programme : ce sont des personnes, prêtes à s’engager publiquement, à donner du temps, à assumer des responsabilités.
Nous avons établi une règle simple : pas de recrutement opportuniste, pas de promesses de poste.
Nous cherchons des femmes et des hommes qui partagent trois valeurs essentielles :
- Intégrité, pour agir sans calcul ni privilège.
- Engagement, pour travailler dans la durée.
- Écoute, pour représenter réellement les habitants.
La recherche n’est pas facile. Certains soutiennent notre démarche mais hésitent à s’exposer.
« Je suis d’accord avec vous, mais je ne veux pas d’ennuis. »
D’autres craignent les tensions avec la mairie actuelle ou les pressions sur leur vie professionnelle.( Ce qui au passage en dit long sur le climat anxiogène imposé)
Petit à petit, pourtant, des visages se sont imposés : aux plus anciens comme Karima, Laurent, Christine, Bernard, Gabriel ou Philippe sont venus se "greffer" de nouveaux visages venant de tous les secteurs du village.
Chaque nouvelle personne renforce ainsi notre légitimité et notre énergie.
Parallèlement, nous travaillons sur le programme, pierre angulaire de notre démarche.
Plutôt que de rédiger un texte figé en petit comité, nous avons choisi une méthode participative :
- Ouverture de nos réseaux aux suggestions.
- Rencontres de quartier.
De ces échanges sont nées des propositions concrètes, que nous inscrirons dans notre programme et dévoilerons en temps utile.
Chaque proposition est discutée, chiffrée, confrontée aux contraintes budgétaires.
Nous ne voulons pas d’un catalogue de promesses, mais un programme crédible, construit par et pour les habitants.
À mesure que la campagne approche, la réalité matérielle s’est imposée :
-Trouver une salle pour les réunions, ce qui n'est pas toujours simple quand la volonté manque parfois.
- Préparer des tracts, des affiches, un site internet.( Ce qui représente un coût)
- Gérer un calendrier serré entre nos vies professionnelles et familiales.
Nous avons créé des commissions par thème
Chaque tâche, même la plus modeste compte.
La préparation d’un simple tract peut prendre du temps: choisir les mots, relire, corriger, vérifier les couleurs, planifier la distribution.
Ces moments, parfois épuisants, sont aussi des occasions de fous rires et de complicité.
C’est déjà une victoire : nous faisons vivre, à notre échelle, la démocratie que nous voulions défendre.
L’annonce de notre candidature a suscité des réactions contrastées.
Certains habitants sont venus nous féliciter :
« Enfin des gens qui osent ! »
« Ça va faire du bien d’avoir un vrai débat. »
D’autres se sont montrés plus sceptiques :
« Vous êtes bien gentils, mais ça ne changera rien. »
Plus délicat encore, des proches de l’équipe municipale en place ont commencé à faire circuler des rumeurs :
« Ils sont manipulés par un parti. »
« Ils n’ont aucune expérience, ils vont mettre le village en danger. »
Nous avons choisi de répondre par la transparence et la sérénité.
Chaque critique est l’occasion de réexpliquer notre démarche, de montrer notre programme, d’inviter au dialogue.
Nous ne cherchons pas l’affrontement, mais l’adhésion.
Au fil des semaines, la campagne est bien plus qu’un objectif électoral. C'est un tissage de liens, une redécouverte du village.
En allant frapper aux portes, en discutant, nous rencontrons des habitants que nous croisons parfois sans les connaître. Chacun a une histoire, une attente, une idée.
Chaque rencontre rappelle pourquoi nous nous sommes engagés : pour redonner un visage humain à la politique locale.
Je terminerai ici par ce que nous répétons inlassablement depuis des années. La demarche que nous proposons vous intéresse ? N'hésitez pas à nous contacter. Sachez que vous serez respecté pour ce que vous êtes et ce que vous souhaitez proposer.
Pour le reste, commentez, donnez votre avis. Les articles sur nos réseaux ne sont jamais accompagné d'une censure des commentaires.
Le village a besoin de toutes les bonnes volontés.
Il a besoin d'un souffle nouveau.