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Franchement, j’ai du mal à y croire. Encore un accord signé entre puissances européennes qui jouent aux équilibristes sur le dos des plus vulnérables. Ce fameux « un pour un » – un migrant renvoyé, un migrant accueilli – ressemble davantage à un troc de vies humaines qu’à une politique migratoire digne et responsable.
Je ne peux pas m’empêcher d’y voir une hypocrisie géante. Le Royaume-Uni, qui a quitté l’Union européenne en claquant la porte, vient aujourd’hui choisir les migrants qu’il veut bien accueillir, pendant qu’il renvoie les autres comme des colis indésirables. Et la France accepte ce marché, en prétendant que c’est une solution raisonnable, équilibrée. Mais qui croit encore à ce genre de mascarade ?
Ce n’est pas un accord, c’est un habillage. Un moyen de faire croire qu’on agit, qu’on contrôle, qu’on maîtrise… alors qu’on abandonne des centaines de personnes dans des campements insalubres, qu’on criminalise les associations solidaires, qu’on détourne les yeux chaque fois que quelqu’un se noie dans la Manche.Moi, je refuse de me taire devant une telle logique comptable. Ce ne sont pas des chiffres, ce sont des êtres humains, avec leurs souffrances, leurs espoirs, leurs familles. Et ce qu’on leur oppose, ce sont des quotas, des conditions, des murs.Je ne veux pas d’une politique migratoire qui trie, qui échange, qui expulse, au lieu d’accueillir dignement. Ce que je veux, c’est qu’on regarde enfin ces femmes, ces hommes, ces enfants, non comme un problème à gérer, mais comme des personnes à protéger.