/image%2F7041264%2F20250814%2Fob_71ee3f_1000024466.jpg)
Le démantèlement du centre Gisèle Amado, à Paris (Après lecture de l'article de l'Humanité du 13/08/2025) n’est pas un simple fait divers dans le monde hospitalier. C’est un symbole, un signal d’alarme. Ce lieu, qui accueillait et accompagnait des patients en souffrance psychique, disparaît dans un silence presque général, comme si la santé mentale pouvait se gérer par fermetures successives et par économies de bouts de chandelle.
Derrière cette décision, il y a une vision inquiétante : celle d’une psychiatrie de plus en plus fragmentée, abandonnée aux logiques comptables, où le soin se réduit à un protocole expéditif. Dans cette logique, ce sont les patients les plus fragiles qui paient le prix fort, mais aussi les soignants, épuisés, découragés, souvent laissés seuls face à l’impossible.
Et l’on en vient à se demander : qui, au fond, a perdu le sens de la réalité ? Les personnes en souffrance psychique que l’on prive de soins dignes, ou les décideurs qui signent, depuis leurs bureaux, la fermeture de ces lieux indispensables ?