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Pourquoi les 130 ans de la CGT à la Fête de l’Humanité comptent pour moi?
Quand je pense aux 130 ans de la CGT, je ne vois pas seulement un chiffre. Je vois un héritage. Un fil rouge qui relie les luttes d’hier à celles d’aujourd’hui. Pour moi, célébrer cet anniversaire à la Fête de l’Humanité, c’est affirmer que rien n’est jamais acquis, que les droits sociaux qu’on tient pour évidents ont été arrachés par des générations de travailleurs et travailleuses qui ont osé dire non.
Je n’ai pas besoin de remonter très loin dans ma mémoire pour me souvenir de combats récents : contre les réformes injustes, pour les salaires, pour nos retraites, pour la dignité au travail. Et dans chacun de ces moments, la CGT était là. Pas parfaite, bien sûr, mais debout. Vivante. Insubmersible.
À la Fête de l’Huma, je retrouve cet esprit de convergence que j’aime tant : celui des luttes qui se croisent, des idées qui s’échangent, des voix qui s’élèvent. Voir la CGT y marquer ses 130 ans, c’est une manière pour moi de dire merci, de transmettre, et de continuer. Parce que ce n’est pas une nostalgie, c’est une promesse : celle de ne pas laisser faire, celle de rester du côté de celles et ceux qui n’ont que leur force collective pour exister.
Je ne veux pas d’un monde sans syndicats combatifs. Je ne veux pas d’une société où l’on se résigne. Et tant que des structures comme la CGT tiendront debout, alors l'espoir sera permis.