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Je parle de paix et on me regarde comme si j’étais un enfant.
Comme si j’avais raté une leçon d’histoire, Comme si je n’avais pas compris le monde.
On me dit que c’est beau, mais irréaliste. Que la paix, c’est pour les discours du dimanche, pas pour les vraies décisions.
Mais moi, je continue.Je parle de paix parce que je refuse de m’habituer à la violence.
Je refuse qu’on banalise les guerres, qu’on justifie les bombes, qu’on classe les morts selon leur nationalité ou leur utilité stratégique.
Je parle de paix parce que chaque être humain qui tombe est un frère, une sœur, et que je ne veux plus détourner les yeux.Je ne suis pas naïf. Je sais que la paix, ce n’est pas l’oubli ni la soumission.
Ce n’est pas le silence des armes sur fond d’injustice.
La paix que je veux, c’est celle qu’on construit. Celle qu’on cultive comme un champ fragile.
Une paix qui demande du courage, bien plus que la guerre. Le courage d’écouter, de reconnaître, de réparer, de tendre la main sans perdre sa dignité.Je parle de paix, et je continuerai à le faire.
Même si ça fait sourire. Même si ça gêne.
Parce que je préfère passer pour un rêveur que pour un complice.