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On entend trop souvent cette phrase : "les syndicats, ça ne sert à rien". Moi, je ne peux pas laisser passer ça. Parce que c’est faux. Et dangereux.Si aujourd’hui on a une semaine de 35 heures, des congés payés, un salaire minimum, une sécurité sociale, une protection contre les licenciements abusifs, ce n’est pas tombé du ciel. Ce n’est pas un cadeau des patrons ou des gouvernements successifs. Ce sont des droits arrachés par des générations de syndicalistes, souvent au prix de grèves dures, de licenciements, de répression, parfois même de leur vie.Dire que les syndicats ne servent à rien, c’est insulter cette histoire. C’est faire le jeu de ceux qui veulent que nous restions isolés, impuissants, face à des décisions qui nous écrasent.Moi, je préfère une colère organisée qu’une résignation silencieuse. Je préfère l’action collective à la plainte individuelle. Les syndicats, ce sont des femmes et des hommes qui se battent au quotidien, dans l’entreprise, dans la fonction publique, dans les quartiers, pour défendre les droits de toutes et tous — y compris ceux qui ne sont pas syndiqués.Alors oui, tout n’est pas parfait. Mais sans les syndicats, ce serait bien pire.Quand on attaque les syndicats, on affaiblit les travailleuses et les travailleurs. Moi, je choisis le camp de celles et ceux qui relèvent la tête, qui s’organisent, qui luttent. Parce que seul, on s’épuise. Ensemble, on gagne.