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Pourquoi je choisis le parti de parler et de plaindre toutes les victimes innocentes des conflits?
Je choisis ce parti parce que je crois profondément en la valeur inestimable de chaque vie humaine. Dans les conflits, ce sont toujours les plus vulnérables qui paient le prix le plus lourd : les femmes, les enfants, les personnes âgées, les civils pris au piège. Ils n’ont ni arme ni choix, ils subissent les conséquences terribles des affrontements qui les dépassent. Pourtant, trop souvent, leurs voix se perdent dans le tumulte des discours politiques et médiatiques, qui privilégient les stratégies, les intérêts économiques ou les jeux de pouvoir.
Je refuse cette indifférence, cette hiérarchie des souffrances qui classe les victimes en fonction des camps, des nationalités ou des raisons invoquées. Parce que derrière chaque nom, chaque visage brisé, il y a une histoire, un rêve envolé, une existence volée. Chaque enfant tué, chaque famille détruite, chaque corps mutilé est une tragédie qui devrait mobiliser notre conscience collective.
Parler pour ces victimes, c’est aussi dénoncer l’absurdité des conflits qui se nourrissent souvent d’injustices, d’intolérances et d’intérêts qui leur sont étrangers. Mais au-delà des causes complexes, je choisis de placer l’humain au centre, celui qui souffre, qui pleure, qui espère malgré tout. Je choisis de porter leur mémoire, de briser le silence qui entoure trop souvent leur douleur.
Plaindre ces victimes innocentes n’est pas un acte de faiblesse ou de naïveté, mais un acte de lucidité et d’humanité. C’est reconnaître que la paix véritable ne peut exister sans justice, sans compassion, sans respect de la dignité de chacun. C’est dire non à la fatalité de la violence, à la banalisation des morts, à la guerre qui déchire des vies sans que personne n’en assume vraiment la responsabilité.
Je choisis ce parti parce que je soutenir avec d'autres la voix de ceux qui n’en ont plus, le témoin de leur souffrance, le porteur d’un espoir de réconciliation. Parce que c’est en honorant ces victimes, en refusant qu’elles restent des chiffres dans des statistiques, que nous pouvons bâtir un monde plus juste et plus humain. Un monde où la paix ne sera pas un mot creux, mais une réalité concrète, accessible à tous.