/image%2F7041264%2F20250622%2Fob_d921b1_1000022122.png)
Pauvre gauche. Celle qui promet et se dérobe. Celle qui gouverne comme la droite mais s’en excuse à la télé. Celle qui parle de République sans se souvenir du peuple. Celle qui se regarde en colloque quand le pays s’effondre sous les fins de mois, le mépris social et la résignation.
La gauche est là, quelque part, mais divisée comme jamais. Éparpillée entre ego, étiquettes et échéances électorales. Perdue entre une social-démocratie sans souffle, une écologie hors sol, une radicalité désorganisée. Pendant ce temps, l’extrême droite gagne du terrain — non pas parce qu’elle convainc, mais parce qu’on désespère.
Mais moi, je n’abandonne pas. Je n’attends pas le retour d’une gauche molle, ni le sauveur providentiel. Je veux une gauche debout. Une gauche fière. Une gauche française, populaire, combative.
Ma gauche, c’est celle des jours heureux.
Celle du CNR, du programme commun, des grandes luttes sociales.
Celle des travailleurs, pas des technocrates.
Celle des services publics, pas des marchés publics.
Ma gauche, c’est celle qui se bat pour le SMIC à 1 600 €, pour une retraite digne à 60 ans, pour des logements décents, pour des hôpitaux qui soignent au lieu de trier.
C’est une gauche qui entend les agriculteurs, les enseignants, les aides-soignantes, les jeunes des lycées pro, les vieux des EHPAD, les oubliés des ZFE et les révoltés des ZAD.
Ma gauche n’a pas peur de dire que l’urgence sociale est aussi forte que l’urgence écologique.
Elle ne hiérarchise pas les colères.
Elle ne méprise pas les campagnes, ni les quartiers.
Elle ne transige pas avec l’humanisme, ni avec la laïcité.
Ma gauche croit encore en la France.
Pas la France fantasmée de l’exclusion, mais la France généreuse, frondeuse, insoumise au fatalisme. La France du Front Populaire, du 11 janvier, des Gilets Jaunes, des manifs contre les retraites, des caisses de grève et des solidarités locales.
Alors oui :
Pauvre gauche ? Peut-être.
Mais vivement ma gauche.
Pas une gauche de salon, une gauche de terrain.
Pas une gauche molle, une gauche qui tranche.
Pas une gauche honteuse, une gauche audacieuse.Parce qu’on n’a plus le temps d’attendre.
Parce que l’histoire ne repasse pas les plats.
Parce que face à la montée de l’extrême droite, on ne peut plus se permettre de balbutier.Il faut relever le drapeau.
Il faut parler clair.
Il faut reconstruire. Ensemble. Vite. Fort.La gauche d’hier est à bout de souffle.
La gauche de demain est à inventer.Et cette gauche, ce sera la nôtre.