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J’ai eu la chance d’assister aux Assises du PCF sur la protection de l’enfance le 7 juin dernier à Colonel-Fabien (c'est moi,au fond, sur la photo🙂), un moment fort qui m’a profondément touché – à la fois en tant que citoyen, mais aussi en tant qu’éducateur spécialisé. Ce que j’ai entendu ce jour-là a mis des mots clairs sur ce que je vis au quotidien sur le terrain : une urgence sociale criante, un service fragmenté, des enfants laissés sans réponse adaptée, et des professionnel·les à bout.
En tant qu’éducateur, je suis confronté chaque jour à des situations de grande fragilité. Je vois combien nos dispositifs sont morcelés, combien le manque de moyens humains et financiers pèse sur notre capacité à protéger, accompagner et faire grandir les enfants dignement. C’est pourquoi ces Assises m’ont semblé si essentielles : enfin, on parlait de notre réalité sans détour, avec ambition et avec un vrai projet politique.
J’ai été particulièrement sensible à l’idée d’un grand service public unifié de la protection de l’enfance. Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Nous avons besoin d’une structure cohérente, stable, accessible à tous les enfants, et construite autour de leurs droits fondamentaux : santé, éducation, sécurité, loisirs, dignité. Ce que je défends dans mon travail, je veux pouvoir le défendre à l’échelle du pays.
La reconnaissance des métiers du social a aussi été un point clé pour moi. Trop souvent invisibles, sous-payés, sous-formés, nous tenons pourtant des missions essentielles. J’ai accueilli avec beaucoup d’espoir les propositions sur la formation, la titularisation, la transversalité et la valorisation de nos rôles.
Je suis reparti de ces Assises avec une énergie nouvelle. Voir que des élu·es, des militant·es, des professionnel·les et des citoyen·nes réfléchissent ensemble à un projet commun m’a rappelé pourquoi j’ai choisi ce métier. Et surtout, pourquoi il est urgent de transformer notre système. Il ne s’agit plus de rafistoler : il faut construire un véritable pilier de la République sociale.
Aujourd’hui, je veux continuer à m’engager, à faire entendre notre parole, à participer à cette dynamique. L’enfance mérite un avenir, et nous avons le devoir – moral, politique et professionnel – de le lui garantir.