Quand je regarde Soleil Levant de Monet, je ressens une étrange sensation de calme, comme si je m’évadais d’une réalité trop lourde pour m’y maintenir. Ce tableau, avec ses couleurs flottantes et son atmosphère brumeuse, me plonge dans un moment suspendu, où le temps semble s’étirer pour laisser place à l’éphémère beauté du monde. Le soleil qui se lève timidement sur l'horizon me rappelle que, parfois, il suffit d’un instant pour tout changer, pour que la lumière perce l’obscurité et qu’un nouveau jour commence.
Il y a quelque chose dans cette lumière, cette fluidité des formes, qui m'évoque la manière dont je cherche à capter les petites choses qui échappent souvent à notre attention, dans ma propre écriture. Comme si, à travers les ombres et les nuances, je voulais saisir quelque chose de plus grand, une vérité qui se cache derrière la surface. Peut-être que, comme Monet avec ses touches de pinceau, je m'efforce de rendre l'indicible, de capturer ces instants fragiles qui, sans cela, disparaîtraient à jamais. C’est ce que j’aime dans la peinture de Monet : elle me pousse à m’arrêter, à observer, à sentir chaque nuance, à m'abandonner à ce qui est éphémère et pourtant essentiel.
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