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Plaidoyer pour une alliance entre syndicats et responsables associatifs face aux financeurs publics
Je ne suis qu’éducateur spécialisé dans un service d’AEMO. Pas directeur, pas élu, pas gestionnaire. Mais je suis un travailleur du social. Et à ce titre, je refuse de rester spectateur pendant que notre secteur est méthodiquement vidé de son sens, de ses moyens, et de sa capacité à agir.
Chaque jour, je constate l’écart grandissant entre les valeurs que nous portons et les logiques qui nous gouvernent. Les financeurs publics – à commencer par les Départements – imposent des politiques de plus en plus technocratiques, où la gestion prime sur l’humain, où la mise en concurrence remplace la coopération, où l’évaluation quantitative écrase la complexité des parcours de vie.
Nous vivons (en principe) les mêmes attaques, nous devons mener les mêmes combats
Syndicalistes et responsables associatifs, nous subissons la même violence institutionnelle : budgets insuffisants, appels à projets instrumentalisés, injonctions paradoxales, contrôles infantilisants. On nous divise pour mieux régner : salariés contre employeurs, projets contre projets, publics contre professionnels.
Mais il est temps de dire stop. Nos intérêts ne sont pas contradictoires. Ils sont solidaires. Nous sommes tous les garants d’un accompagnement digne, humain, durable. Et ce que nous défendons, c’est un modèle de société fondé sur la solidarité, pas sur le tri social.
Face aux financeurs, construisons un front commun.
Ce que je propose, ce n’est pas une utopie. C’est une urgence politique. Ensemble, nous devons :
- refuser les logiques de concurrence entre associations,
- exiger des financements pérennes, à la hauteur des besoins réels du terrain,
-défendre les métiers du social, leur sens, leur expertise, leur utilité publique,
- exiger des partenariats fondés sur la confiance et la co-construction, pas sur la suspicion et le contrôle.
Ce n’est pas une négociation d’intérêts. C’est un acte de résistance.
Résistance à la marchandisation de nos missions. Résistance à la casse silencieuse du travail social. Résistance à l’idée que notre secteur devrait “s’adapter” sans fin, pendant que les financeurs se déresponsabilisent.
Je n’ai pas tous les leviers. Mais je porte une voix. Celle d’un professionnel en colère, mais pas résigné. Et je tends la main à toutes celles et ceux – syndicalistes, responsables d’associations, collègues – qui refusent de céder au fatalisme.
Pour conclure, il ne faut pas se taire, ne pas plier, agir ensemble.
Je choisis la convergence. Pas par naïveté, mais par conviction. Parce que seul, on s’épuise. Ensemble, on résiste. Et mieux encore : on construit. Une autre parole. Une autre manière de faire. Une autre idée du social.
Plaidoyer pour une alliance entre syndicats et responsables associatifs face aux financeurs publics
Je ne suis qu’éducateur spécialisé dans un service d’AEMO. Pas directeur, pas élu, pas gestionnaire. Mais je suis un travailleur du social. Et à ce titre, je refuse de rester spectateur pendant que notre secteur est méthodiquement vidé de son sens, de ses moyens, et de sa capacité à agir.
Chaque jour, je constate l’écart grandissant entre les valeurs que nous portons et les logiques qui nous gouvernent. Les financeurs publics – à commencer par les Départements – imposent des politiques de plus en plus technocratiques, où la gestion prime sur l’humain, où la mise en concurrence remplace la coopération, où l’évaluation quantitative écrase la complexité des parcours de vie.
Nous vivons (en principe) les mêmes attaques, nous devons mener les mêmes combats
Syndicalistes et responsables associatifs, nous subissons la même violence institutionnelle : budgets insuffisants, appels à projets instrumentalisés, injonctions paradoxales, contrôles infantilisants. On nous divise pour mieux régner : salariés contre employeurs, projets contre projets, publics contre professionnels.
Mais il est temps de dire stop. Nos intérêts ne sont pas contradictoires. Ils sont solidaires. Nous sommes tous les garants d’un accompagnement digne, humain, durable. Et ce que nous défendons, c’est un modèle de société fondé sur la solidarité, pas sur le tri social.
Face aux financeurs, construisons un front commun.
Ce que je propose, ce n’est pas une utopie. C’est une urgence politique. Ensemble, nous devons :
- refuser les logiques de concurrence entre associations,
- exiger des financements pérennes, à la hauteur des besoins réels du terrain,
-défendre les métiers du social, leur sens, leur expertise, leur utilité publique,
- exiger des partenariats fondés sur la confiance et la co-construction, pas sur la suspicion et le contrôle.
Ce n’est pas une négociation d’intérêts. C’est un acte de résistance.
Résistance à la marchandisation de nos missions. Résistance à la casse silencieuse du travail social. Résistance à l’idée que notre secteur devrait “s’adapter” sans fin, pendant que les financeurs se déresponsabilisent.
Je n’ai pas tous les leviers. Mais je porte une voix. Celle d’un professionnel en colère, mais pas résigné. Et je tends la main à toutes celles et ceux – syndicalistes, responsables d’associations, collègues – qui refusent de céder au fatalisme.
Pour conclure, il ne faut pas se taire, ne pas plier, agir ensemble.
Je choisis la convergence. Pas par naïveté, mais par conviction. Parce que seul, on s’épuise. Ensemble, on résiste. Et mieux encore : on construit. Une autre parole. Une autre manière de faire. Une autre idée du social.