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Fêter les mamies, c’est plus qu’une simple tradition, c’est une manière de leur témoigner tout l’amour et la reconnaissance qu’elles méritent. Elles ont souvent occupé une place unique dans nos vies, entre douceur et force, entre transmission et complicité. Elles étaient là, présentes dans les petits et grands moments, avec cette bienveillance qui leur était propre.
Les miennes ne sont plus là depuis longtemps – l’une est partie en 2003, l’autre en 2013 – mais leur souvenir reste intact. Il suffit d’un parfum, d’un plat cuisiné, d’une vieille photographie retrouvée par hasard pour que leur présence m’enveloppe à nouveau. Je me revois chez elles, dans ces maisons où flottait une odeur réconfortante, où chaque meuble portait l’empreinte du temps et des histoires de famille. Il y avait les goûters préparés avec amour, les anecdotes qu’elles racontaient inlassablement et qui, avec le recul, étaient autant de leçons de vie.
Elles m’ont appris sans le savoir. À écouter, à observer, à comprendre le monde avec un regard plus patient, plus sage. Elles incarnaient une époque révolue, des souvenirs que je porte en moi et qui ressurgissent dans mes gestes, dans certaines expressions que je répète sans même m’en rendre compte.
Alors oui, fêter les mamies, c’est important. C’est une manière de leur dire merci, même quand elles ne sont plus là. Parce qu’en réalité, elles ne nous quittent jamais vraiment. Elles vivent à travers nos souvenirs, nos habitudes, parfois même nos choix. Elles restent dans les rires, dans les parfums, dans ces instants de douceur qui nous ramènent à elles. Et rien que pour ça, elles méritent qu’on leur consacre une journée, une pensée, un sourire.