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Cette lecture m'a fait réagir pour être personnellement impacté par ce qu'il se passe dans les EHPAD.
La libéralisation des marchés, qui invite le critère économique à se tailler la part du lion dans la vie des structures amène à des dérives dont, une nouvelle fois, les premières victimes sont les salariés et les personnes dépendantes.
Les salariés qui travaillent le plus souvent dans des conditions difficiles avec des salaires qui hélas n'incitent pas à un investissement important se retrouvent vite découragés. Il ne s'agit bien sûr pas ici de mettre tous les salariés dans le même panier,, car les situations fluctuent bien évidemment selon le lieu où ces personnes travaillent et si la gestion est opérante ou non.
Alors comme il'est hélas de coutume dans un système où le pseudo rendement est de mise, les directions se tournent vers des "intérimaires" pour compléter les équipes.
Ces intérimaires, au delà de leurs conditions de travail déplorables comme il est décrit dans l'article en pièce jointe, arrivent pour de courtes missions dans des endroits qu'ils ne connaissent pas où ils doivent prendre soin de personnes qu'ils connaissent par conséquent mal.
Certes, ils répondent à la commande du nombre, mais répondent ils à l'exigence de qualité ? Il est permis d'en douter.
Une nouvelle fois, ce sont les personnes âgées qui trinquent. Elles ont pourtant besoin de continuité dans la prise en charge, de lien de confiance.
Au delà des "spécificités" des personnes accueillies et du fait que bien trop de personnes aux "pathologies" différentes partagent un même lieu ( handicap, Alzheimer, troubles psychiatriques...), le compte n'y est plus quant à la prise en compte des personnes.
A ce sujet, il est aussi permis de se demander où est passé et à quoi sert l'argent récolté lors de la journée de solidarité au moment où on cherche à nous en imposer une seconde.
L'EHPAD devrait être un service public. Pas très tendance au moment où le mot "économie" devient un leitmotiv.
C'est toute la "philosophie" de l'accueil des seniors les plus vulnérables qu'il conviendrait de revisiter en changeant de prisme. Nos aînés ne devraient pas avoir vécu et nous même ne devrions pas vivre pour qu'on "fasse" de l'argent sur notre dos.
Au moment où chacun d'entre nous peut vivre plus longtemps, il nous appartient de construire un environnement adapté pour que vieillir reste une chance.
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