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Je milite dans une petite section du PCF. On est une dizaine. Au cœur du groupe, il y a ces camarades octogénaires, ou presque, que certains voudraient "rajeunir".
Pour moi, ce sont nos mémoires vivantes. Il suffit de les écouter pour comprendre que leur analyse n'est jamais terre à terre. Elle vient de loin.
Ils ont tenu contre vents et marées. Ils ont fait les marchés sous la pluie, vendu le muguet du 1er mai, placé les bons de soutien pour la Fête de l'Humanité. Toujours là, là où le parti avait besoin qu'ils soient.
Ce militantisme leur a coûté du temps, de l'argent. Il leur a pris des soirées, des week-ends. Et malgré tout, la passion est intacte.
C'est cette passion qui me fait venir sincèrement à chaque réunion de section. Pas par devoir. Parce que je me sens à ma place.
Quand j'entends dire qu'il faut rajeunir les troupes, je pense autre chose. Je pense qu'il faut profiter pleinement de leurs compétences, de leur histoire, tant qu'ils sont là. Le moment où ils s'arrêteront viendra bien assez tôt.
Alors merci à elles, merci à eux. Leur engagement me fait sentir dans une vraie famille.
Pour moi, ils sont essentiels. Pas contre les jeunes. Jamais contre. Avec eux. Les anciens et les nouveaux sont indispensables, ensemble, à la vie de notre parti.