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En cette Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie, je veux d’abord poser un constat simple, mais encore douloureux : dans notre société, des personnes sont encore discriminées, insultées, parfois violentées, en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.
Je ne peux pas me résigner à considérer cela comme une fatalité. Ces situations ne relèvent pas de faits divers isolés : elles disent quelque chose de la place que nous accordons encore trop souvent à la différence, et du chemin qu’il nous reste à parcourir pour garantir une égalité réelle.
Je constate aussi que la parole se libère, que des avancées existent, que des combats ont été menés et gagnés. Mais je vois également combien ces droits restent fragiles, et combien les reculs sont toujours possibles lorsque la vigilance s’affaiblit.
C’est pourquoi je formule aujourd’hui un vœu humaniste : celui d’une société où chacun peut vivre pleinement qui il est, sans peur, sans honte, sans justification permanente. Une société où la diversité des parcours, des amours et des identités est reconnue non pas comme une exception, mais comme une richesse commune.
Je souhaite que nous ne laissions jamais la haine, les préjugés ou l’ignorance dicter les relations humaines. Et je crois profondément que le rôle des institutions, des élus, mais aussi de chacun d’entre nous, est de protéger cette dignité essentielle : le droit d’être soi.
En ce jour symbolique, c'est l'occasion de réaffirmer un engagement pour une société plus juste, plus ouverte et plus respectueuse. Une société qui ne tolère pas seulement les différences, mais qui les accueille pleinement.