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Dans le roman, Rondet et Ella Camino portent ça.
Rondet, c’est quelqu’un qui découvre, qui ouvre les yeux un peu tard, mais qui ne peut plus revenir en arrière. Il comprend que chercher la vérité, ce n’est pas neutre. Que ça dérange.
Ella, elle, est déjà dedans. Elle voit, elle encaisse, elle continue. Mais ça a un prix.
Et j’ai choisi le polar pour raconter cette histoire. Parce qu'il permet aussi une forme de légèreté dans le ton, une respiration.
L’enquête, les dialogues, la tension donnent du rythme, permettent d’avancer, avec l'espoir d’accrocher le lecteur. Sans ça, le sujet serait peut-être trop lourd. Le polar devient alors un moyen de dire des choses graves… sans écraser complètement celui qui lit.
Ce que j’ai voulu montrer, simplement, c’est ça :
- qu’il y a des silences qui abîment
- que la misère est là, visible, mais qu’on choisit de ne pas la regarder
- et que l’espoir, dans ces conditions