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Les cris du silence est né d’un voyage en Pologne, il y a sept ans, et d’une journée passée à Auschwitz-Birkenau. Longtemps, je n’ai pas su comment aborder ce lieu, comment en faire un personnage sans le trahir, sans l’affaiblir. Il m’a fallu du temps pour trouver ce qui m'apparaissait comme le biais 'juste".
Le roman raconte la quête d’un jeune doctorant lancé sur les traces d’une certaine Sarah, évoquée par l’un de ses sujets d’étude, un ancien déporté aujourd’hui en EHPAD. Une recherche qui devient peu à peu une plongée dans l’Histoire, mais aussi dans les mécanismes de l’oubli, du mensonge et de leurs répercussions sur les familles, sur les silences transmis de génération en génération.
Auschwitz-Birkenau n’est pas ici un simple décor. Ce lieu sordide et essentiel s’impose, écrase, interroge. Le jour que j’y ai passé demeure tristement inoubliable. J’y ai été traversé par des sentiments mêlés, avec cette sensation tenace d’être à la fois minuscule et impuissant face à l’ampleur de la souffrance qui s’y est concentrée.
Cette aventure humaine, effroyable mais nécessaire, a aussi donné naissance à ce livre. Un témoignage parmi d’autres, sans prétention, écrit avec la conviction que raconter, même par la fiction, encore et toujours, demeure une nécessité.