/image%2F7041264%2F20251206%2Fob_bfa596_1000030472.jpg)
Lire Les filles de Birkenau, c’est accepter de recevoir en pleine conscience une part de l’histoire qui dérange, qui blesse, mais qui construit aussi notre humanité. Ce livre m’a profondément remué. À travers la voix de ces femmes, c’est toute une mémoire qui se transmet : celle de la violence absolue, mais aussi celle d’une résistance intime, obstinée, portée par la volonté de survivre pour témoigner.
Dans une époque où certains jouent dangereusement avec la confusion, où d’autres relativisent l’irréparable, ce récit rappelle que la Shoah n’est pas un sujet parmi d’autres : c’est un socle moral, un avertissement permanent. Et cela nous oblige, en tant que citoyens, élus, éducateurs, à demeurer vigilants.
Pour ma part, cette lecture renforce ce que je crois profondément : la mémoire n’a de sens que si elle se traduit en engagement. En engagement contre toutes les formes de haine, de négation, de repli. En engagement pour une société qui ne détourne pas les yeux.
Et parce qu’il nous appartient, localement aussi, de porter cette exigence, je forme un souhait personnel, intime mais politique : qu’un jour, dans mon village, un édifice porte le nom de Ginette Kolinka. Pour tout ce qu’elle incarne : la dignité d’une survivante, la force d’une témoin, la transmission comme acte de résistance, et ce rappel essentiel que nos communes, nos écoles, nos lieux de vie doivent être des espaces de mémoire autant que de fraternité.