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Je peux enfin le dire : ma démission du conseil municipal me libère d’un poids. Elle me permet aujourd’hui d’affirmer plus clairement, plus officiellement, mon choix politique.
Hier encore, j’ai tenté de construire une liste citoyenne composée, comme nous l’avions expliqué à de nombreuses reprises, de personnes venues d’horizons politiques très différents. C’était la réalité : du PCF à la droite, tout le monde était le bienvenu. Pour notre village, ce n’étaient pas les étiquettes qui comptaient, mais la bonne volonté des gens. Une véritable liste « sans étiquette », même si le terme exact aurait plutôt été « pluri-étiquettes ».
Dans notre territoire, qui vire à droite — voire au-delà — où les engagements sont trop souvent dictés par des carrières personnelles, il ne fait pas bon être de gauche. Et encore moins au PCF, comme c’est mon cas. Que n’ai-je pas entendu…
D’ailleurs, preuve que notre liste était réellement sans étiquette : aucun soutien politique de gauche — ou d’ailleurs — n’est venu écrire sur notre programme. À l’inverse, la liste « sans étiquette » d’en face a reçu les compliments de LR… Mais de toute façon, nous n’étions pas à une farce près.
Aujourd’hui, je peux affirmer que je suis partisan d’un « communisme à la française ». Oyez ! Oyez ! N’ayez crainte : point de chars russes ni de goulags à l’horizon. Juste une précision pour les éventuels persifleurs un peu caricaturaux ou bas de plafond.
Il me reste désormais du temps libre, et j’adore écrire. Je vais en profiter pour enrichir mon blog et ma page Facebook de réflexions politiques autour de ce concept de « communisme à la française ».
Je reste persuadé qu’au fond, nous pouvons tous travailler ensemble pour le bien commun. Je reste persuadé qu’il est utile d’avoir des convictions et d’y réfléchir : cela peut nous prémunir contre la bêtise et le manque de colonne vertébrale. CQF.