/image%2F7041264%2F20260331%2Fob_72c775_1000036484.jpg)
Chapitre 1 – Une ambition : la dignité pour tous
Je défends une idée simple, mais exigeante : chaque être humain doit pouvoir vivre dignement. La dignité, ce n’est pas un concept abstrait que l’on invoque dans les discours, c’est une réalité concrète qui se mesure dans la vie de tous les jours. C’est pouvoir se loger sans craindre de dormir dehors. C’est pouvoir se soigner sans renoncer pour des raisons financières. C’est pouvoir manger à sa faim, élever ses enfants, vieillir sans peur ni abandon.
J’ai vu, autour de moi, des personnes faire des choix impossibles : se chauffer ou se nourrir, se soigner ou payer leur loyer. J’ai vu des travailleurs pauvres, des retraités isolés, des jeunes pleins de potentiel mais enfermés dans des parcours bloqués. Cette réalité, je la refuse. Elle n’est pas une fatalité, elle est le résultat de choix politiques. Et d’autres choix sont possibles.
C’est pourquoi je défends des mesures concrètes pour garantir cette dignité à chacun :
Assurer un droit réel au logement : construire massivement du logement social, encadrer les loyers dans les zones tendues, lutter contre les logements vacants et indignes, et renforcer les dispositifs d’hébergement d’urgence pour que personne ne dorme à la rue.
Garantir l’accès aux soins pour tous : développer des centres de santé publics de proximité, lutter contre les déserts médicaux, supprimer les renoncements aux soins en renforçant la prise en charge, et intégrer la santé mentale comme une priorité nationale.
Sécuriser les revenus et lutter contre la précarité : revaloriser les salaires et les minima sociaux, assurer des retraites dignes, et garantir à chacun un revenu qui permette de vivre, pas simplement de survivre.
Assurer une alimentation accessible et de qualité : soutenir les circuits courts, encadrer les prix des produits essentiels, développer des aides alimentaires dignes et favoriser l’accès à une alimentation saine pour tous.
Renforcer les services publics de proximité : rouvrir ou maintenir des écoles, des postes, des transports, des structures sociales dans tous les territoires, pour que chacun ait accès aux mêmes droits, où qu’il vive.
Lutter contre l’isolement social : développer des dispositifs de lien social, notamment pour les aînés, les personnes en situation de handicap ou les personnes isolées, en s’appuyant sur les collectivités, les associations et les citoyens.
Mais au-delà des mesures, il y a une vision. Je refuse une société où la dignité serait conditionnée à la réussite ou à la rentabilité. Je refuse que certains soient considérés comme invisibles ou inutiles. Chaque vie compte. Chaque personne mérite respect, considération et droits.
La dignité, ce n’est pas seulement survivre, c’est pouvoir choisir sa vie. C’est avoir accès à la culture, à l’éducation, au temps libre, à l’engagement. C’est pouvoir participer pleinement à la société.
Ce que je défends, c’est une société qui ne laisse personne au bord du chemin. Une société qui protège, qui accompagne, qui élève. Une société où l’on ne détourne pas le regard face à la souffrance, mais où l’on agit collectivement pour y mettre fin.
C’est cela, pour moi, la première pierre du communisme à la française : faire de la dignité une réalité pour tous, ici et maintenant.