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Chapitre 5 – La solidarité comme principe d’action
Je refuse une société où chacun serait laissé seul face aux difficultés. Je refuse l’idée que la réussite serait uniquement individuelle et que l’échec relèverait de la responsabilité personnelle. La vie est faite d’accidents, de fragilités, de moments où l’on a besoin des autres. C’est là que la solidarité prend tout son sens.
Pour moi, la solidarité n’est pas une posture morale ou un discours. C’est une organisation collective, un choix politique. C’est décider que personne ne doit être abandonné, que chacun doit pouvoir compter sur la société à un moment ou à un autre de sa vie.
J’ai vu, dans les territoires, la force de cette solidarité : des associations qui accompagnent les plus fragiles, des bénévoles qui donnent de leur temps, des citoyens qui refusent de détourner le regard. Mais cette solidarité ne peut pas reposer uniquement sur la bonne volonté. Elle doit être structurée, soutenue, amplifiée.
C’est pourquoi je défends des mesures concrètes.
D’abord, renforcer notre système de protection sociale :
- garantir un accès simple et rapide aux droits sociaux,
- lutter contre le non-recours aux aides,
-;revaloriser les prestations sociales pour qu’elles permettent réellement de vivre dignement,
- simplifier les démarches administratives pour les rendre accessibles à tous.
Ensuite, soutenir fortement le tissu associatif, qui est le cœur du lien social :
- sécuriser les financements des associations,
- reconnaître et valoriser l’engagement bénévole,
- développer des partenariats entre collectivités et associations,
- favoriser la création d’initiatives locales solidaires.
Je veux aussi développer des dispositifs d’entraide de proximité :
- mettre en place des réseaux de solidarité locale (voisinage, entraide intergénérationnelle),
- soutenir les initiatives comme les épiceries solidaires, les ressourceries ou les lieux partagés,
- encourager les actions qui recréent du lien dans les quartiers et les villages.
-La solidarité, c’est aussi lutter contre toutes les formes d’exclusion :
- agir contre les discriminations, qu’elles soient sociales, territoriales ou liées à l’origine,
- accompagner les personnes en situation de handicap pour garantir leur pleine inclusion,
- renforcer les politiques d’insertion pour les personnes éloignées de l’emploi.
Je défends également une attention particulière aux plus fragiles :
+développer des dispositifs pour rompre l’isolement des aînés,
-renforcer l’accompagnement des familles en difficulté,
- soutenir les jeunes en situation de précarité,
- mieux prendre en charge les personnes sans domicile.
Mais la solidarité ne doit pas seulement réparer. Elle doit aussi prévenir. Elle doit permettre à chacun de trouver sa place dans la société, de se sentir utile, reconnu, respecté.
Ce que je refuse, c’est une société du chacun pour soi, où la peur et la défiance remplacent la confiance. Ce que je défends, c’est une société du lien, de l’entraide, du collectif.
La solidarité, ce n’est pas une contrainte. C’est ce qui nous permet de tenir debout ensemble. C’est ce qui fait société.
C’est cela, pour moi, le communisme à la française : faire de la solidarité non pas une exception, mais une règle. Une force organisée, assumée, qui protège et qui rassemble.