/image%2F7041264%2F20260406%2Fob_c50a5a_1000036489.jpg)
Chapitre 6 – L’écologie populaire
Je refuse une écologie qui culpabilise sans proposer, une écologie qui oppose les citoyens entre eux, une écologie réservée à ceux qui ont les moyens. Protéger la planète ne doit pas être un luxe. Cela doit être un droit, et même une opportunité pour améliorer la vie de tous.
Je crois à une écologie populaire, concrète, ancrée dans les territoires. Une écologie qui protège à la fois l’environnement et les habitants. Une écologie qui ne demande pas toujours plus d’efforts aux mêmes, mais qui organise une transition juste, collective et solidaire.
J’ai vu des familles contraintes de se chauffer mal faute de moyens, des travailleurs obligés de prendre leur voiture faute de transports, des agriculteurs pris dans des logiques économiques qui les dépassent. On ne peut pas leur demander de faire seuls la transition. C’est à la puissance publique d’accompagner, d’investir, de protéger.
C’est pourquoi je défends des mesures concrètes.
D’abord, lutter contre la précarité énergétique :
lancer un grand plan de rénovation thermique des logements, en priorité pour les plus modestes,
accompagner financièrement et techniquement les ménages,
encadrer les loyers des logements énergivores pour éviter les abus,
développer des dispositifs locaux d’information et d’accompagnement.
Ensuite, développer une énergie propre, publique et accessible :
investir dans les énergies renouvelables locales (solaire, éolien, géothermie),
favoriser les régies publiques de l’énergie pour garantir des prix justes,
encourager les projets citoyens de production d’énergie,
sécuriser l’accès à l’énergie pour tous.
Je veux aussi repenser les mobilités pour qu’elles soient à la fois écologiques et accessibles :
développer des transports publics réguliers, abordables et adaptés aux territoires,
soutenir le covoiturage et les mobilités partagées,
aménager des infrastructures pour les mobilités douces (vélo, marche),
aider à la transition vers des véhicules moins polluants sans pénaliser les ménages modestes.
L’écologie populaire passe aussi par une agriculture de proximité et durable :
soutenir les agriculteurs dans la transition vers des pratiques respectueuses de l’environnement,
favoriser les circuits courts et les productions locales,
développer l’approvisionnement local dans les cantines et les services publics,
protéger les terres agricoles contre l’artificialisation.
Je défends également une gestion responsable des ressources :
développer le recyclage, la réparation et le réemploi,
soutenir les structures locales comme les ressourceries,
réduire les déchets à la source,
sensibiliser sans culpabiliser.
Mais l’écologie, ce n’est pas seulement des politiques publiques. C’est aussi une manière de vivre, de consommer, de produire autrement. Et pour que cela soit possible, il faut donner à chacun les moyens d’agir.
Ce que je refuse, c’est une écologie punitive, déconnectée du réel. Ce que je défends, c’est une écologie qui améliore la vie : des logements mieux isolés, des factures réduites, un air plus sain, une alimentation de qualité, des emplois locaux.
L’écologie doit être une promesse, pas une contrainte.
C’est cela, pour moi, le communisme à la française : une transition écologique qui ne laisse personne de côté, qui protège à la fois la planète et les habitants, et qui construit un avenir plus juste, plus durable, et profondément humain.