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Chapitre 2 – La République comme levier de transformation
Je crois profondément en la République. Non pas comme un mot que l’on brandit, mais comme une promesse que l’on doit tenir. Liberté, égalité, fraternité : ces valeurs ne doivent pas rester gravées sur les frontons des mairies, elles doivent vivre dans le quotidien des citoyens.
Pour moi, le communisme à la française ne s’oppose pas à la République. Il en est une prolongation exigeante. Il vise à faire en sorte que nos institutions servent réellement l’intérêt général, et non quelques-uns. Mais pour cela, il faut reconnaître une réalité : aujourd’hui, beaucoup de citoyens se sentent éloignés, parfois même exclus, des décisions politiques. Cette distance nourrit la méfiance, l’abstention, et parfois la colère.
Je refuse cette situation. Je veux une République vivante, proche, accessible, où chacun a sa place et peut peser sur les décisions qui le concernent.
C’est pourquoi je propose des transformations concrètes.
D’abord, redonner du pouvoir aux territoires. Les communes, les intercommunalités, les départements sont au plus près des réalités. Il faut leur donner les moyens d’agir :
renforcer leur autonomie financière,
simplifier les normes pour permettre l’action locale,
soutenir les projets adaptés aux besoins spécifiques de chaque territoire.
Ensuite, associer réellement les citoyens aux décisions. La démocratie ne doit pas se limiter à un vote tous les quelques années. Elle doit être continue :
mettre en place des budgets participatifs, où les habitants décident directement de l’utilisation d’une partie des finances publiques,
organiser des assemblées citoyennes locales, ouvertes à tous, pour débattre et co-construire les projets,
instaurer des consultations régulières sur les grandes décisions locales,
développer des outils numériques accessibles pour permettre à chacun de s’exprimer facilement.
Je propose aussi d’introduire des mécanismes de démocratie directe, pour redonner du pouvoir d’initiative aux citoyens :
un référendum d’initiative citoyenne, à l’échelle locale comme nationale,
la possibilité de saisir les élus sur des sujets précis, avec obligation de réponse et de débat.
Mais la démocratie ne peut fonctionner sans confiance. Et la confiance exige de la transparence. C’est pourquoi je défends :
la publication claire et accessible des décisions et des budgets publics,
des comptes rendus réguliers des élus devant les citoyens,
la mise en place de chartes éthiques engageant les responsables publics.
Je veux aussi des élus plus disponibles, plus proches, plus ancrés dans le réel :
limiter le cumul des mandats pour éviter la concentration du pouvoir,
favoriser le renouvellement des responsables politiques,
encourager des permanences régulières et accessibles à tous.
Enfin, je crois que la République doit être protectrice et juste. Elle doit garantir les mêmes droits à tous, sur tout le territoire. Cela implique :
lutter contre les inégalités territoriales,
garantir l’accès aux services publics partout,
faire respecter l’égalité devant la loi, sans distinction.
La République que je défends n’est pas distante ni abstraite. Elle est proche, concrète, incarnée. Elle écoute, elle protège, elle agit.
Faire vivre la République, ce n’est pas seulement respecter ses règles. C’est lui redonner du sens, de la force et de la confiance. C’est permettre à chaque citoyen de ne plus subir la politique, mais d’en devenir acteur.
C’est cela, pour moi, le communisme à la française : une République qui ne se contente pas d’exister, mais qui transforme réellement la vie de ceux qu’elle représente.