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Chapitre 3 – Le travail et les travailleurs au cœur du projet
Je crois que le travail doit être une source de dignité, pas de souffrance. Aujourd’hui, trop de femmes et d’hommes se lèvent tôt, travaillent dur, et pourtant n’arrivent pas à vivre correctement. Trop de salariés subissent la précarité, la pression, le manque de reconnaissance. Trop de jeunes enchaînent les contrats instables sans perspective. Cette réalité, je la refuse.
Le travail ne doit pas être une variable d’ajustement. Il doit redevenir un pilier de justice sociale, un espace où chacun peut trouver sa place, être respecté et reconnu.
J’ai vu des travailleurs s’épuiser sans être écoutés. J’ai vu des métiers essentiels — soignants, agents d’entretien, ouvriers, aides à domicile — être invisibilisés alors qu’ils sont indispensables. Je veux remettre ces femmes et ces hommes au centre.
C’est pourquoi je défends des mesures concrètes.
D’abord, garantir des revenus dignes :
augmenter les salaires, en particulier les plus bas, pour que le travail paie réellement,
revaloriser les métiers essentiels, souvent sous-payés malgré leur utilité sociale,
indexer les salaires sur l’inflation, pour éviter que le pouvoir d’achat ne recule,
assurer des retraites dignes, permettant de vivre, pas simplement de survivre.
Ensuite, lutter contre la précarité et sécuriser les parcours professionnels :
limiter le recours abusif aux contrats courts,
favoriser les embauches en contrats stables,
encadrer les stages et l’apprentissage pour éviter les abus,
garantir des droits renforcés pour les travailleurs indépendants et les nouvelles formes d’emploi.
Je veux aussi redonner du pouvoir aux salariés dans l’entreprise :
renforcer le rôle des représentants du personnel,
associer les salariés aux décisions stratégiques, notamment en cas de restructuration,
permettre un droit de regard sur l’organisation du travail et les conditions de travail,
développer des formes de gouvernance partagée dans les entreprises.
Le travail doit aussi être respectueux de la santé et de la vie personnelle :
lutter contre les cadences excessives et les risques psychosociaux,
renforcer la médecine du travail,
garantir le droit à la déconnexion,
mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle.
Je défends également un accès réel à la formation tout au long de la vie :
permettre à chacun de se former, de se reconvertir, d’évoluer,
développer des formations accessibles localement,
accompagner les transitions professionnelles, notamment dans les secteurs en mutation.
Enfin, je veux relocaliser et valoriser le travail sur nos territoires :
soutenir les entreprises locales et l’industrie,
favoriser les circuits courts et l’économie de proximité,
créer des emplois utiles socialement et écologiquement.
Mais au-delà des mesures, il y a une conviction : le travail ne doit pas définir la valeur d’une personne, mais il doit lui permettre de vivre dignement. Une société juste est une société qui respecte celles et ceux qui la font vivre au quotidien.
Ce que je défends, c’est un monde du travail plus humain, plus stable, plus juste. Un monde où l’on ne subit pas son emploi, mais où l’on peut s’y épanouir, y être reconnu et y construire sa vie.
C’est cela, pour moi, le communisme à la française : remettre le travail au service de l’humain, et non l’inverse.