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Quand j’ai découvert l’initiative d’Éléonore Paterry, cette étudiante qui a lancé une pétition contre la loi Duplomb, j’ai ressenti un souffle d’espoir. Elle a su, à elle seule, ouvrir un espace de résistance là où d'autres se taisent ou baissent les bras. Avec une simple pétition, elle a semé dans ce "champ démocratique" que trop de décideurs voudraient bétonner.
Et pourtant, face à cet élan citoyen, quelle a été la réponse ? Le mépris. Le silence. L’arrogance. Ceux qui portent cette loi n’ont opposé à sa mobilisation qu’un mur d’indifférence. Ils balayent d’un revers de main des milliers de signatures comme s’il ne s’agissait que de gribouillis d'enfants capricieux. Mais ce qu’ils refusent d’entendre, c’est qu’une société vivante ne se gouverne pas à coup d’ordonnances et de slogans creux.
Je salue le courage d’Éléonore Paterry. Elle nous montre que la démocratie ne se décrète pas, elle se construit, elle se revendique, elle s’arrache parfois, feuille après feuille. Et face à celles et ceux qui s’acharnent à confisquer la parole, elle nous rappelle que signer, c’est déjà résister.