Je suis sidéré par les propos du sénateur Laurent Duplomb. Entendre un élu de la République qualifier une pétition citoyenne d’« instrumentalisée » parce qu’elle dépasse le million de signatures, c’est d’une hypocrisie désarmante.
Moi, je vois surtout une mobilisation massive, légitime, profondément démocratique. Ce n’est pas une manœuvre, c’est un cri du cœur. Ce n’est pas de la pression, c’est de la participation. Quand plus d’un million de personnes prennent le temps de s’exprimer, c’est qu’elles refusent qu’on décide à leur place, en catimini, au profit d’intérêts obscurs.
Mais ces élus, aveuglés par leur entre-soi, ne supportent plus d’être contestés. Ils se sentent menacés dès qu’une voix s’élève en dehors de leurs cercles de pouvoir. Ils prétendent défendre la démocratie, mais méprisent les outils les plus élémentaires de son expression.
Non, Monsieur Duplomb, ce n’est pas la pétition qui affaiblit nos institutions. C’est votre mépris du peuple.
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