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Je ne comprends pas comment on peut continuer à défendre la loi Duplomb alors qu’elle a été massivement rejetée par plus d’un million de personnes. Quand une telle mobilisation citoyenne s’exprime avec autant de clarté, il me semble qu’on devrait au moins prendre le temps d’écouter, de douter, de réévaluer.
Je suis de ceux qui pensent qu’on peut soutenir les agriculteurs sans pour autant cautionner un modèle agricole fondé sur les pesticides. Ce n’est pas être « contre » l’agriculture, bien au contraire. C’est vouloir la rendre plus résiliente, plus respectueuse de la santé des paysans, des consommateurs, et des écosystèmes.
Les arguments avancés par les défenseurs de cette loi me semblent souvent déconnectés de la réalité du terrain. Ils parlent d’efficacité, de rendement, de compétitivité, mais oublient les enjeux de long terme : la qualité des sols, la biodiversité, ou encore l’impact sur la santé publique.
Je crois qu’on peut faire autrement. Et surtout, je crois qu’un gouvernement devrait être capable de faire une pause, d’écouter, de reconnaître qu’un texte ne fait pas consensus. Revenir sur une décision, ce n’est pas une faiblesse : c’est un signe de maturité démocratique.