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L’article de L’Humanité du 22 juillet 2025 dresse un constat alarmant sur le passage en force de la loi Duplomb, qui prévoit notamment la réintroduction de l’acétamipride, un pesticide interdit depuis 2018 en raison de ses effets potentiellement graves sur le système nerveux, la fertilité et le développement prénatal. Malgré une pétition citoyenne rassemblant plus d’un million de signatures, le gouvernement choisit de passer outre, révélant une nouvelle fois son mépris pour la volonté populaire. Cette loi, présentée comme une mesure de simplification au nom d’une agriculture prétendument asphyxiée par les normes, est en réalité dictée par les intérêts de l’agro-industrie et soutenue par des syndicats productivistes comme la FNSEA. L’article souligne le cynisme d’une majorité présidentielle qui, sous couvert de souveraineté alimentaire, s’aligne sur les exigences d’un modèle agricole dépassé, destructeur pour l’environnement comme pour la santé humaine. Il s’agit moins ici de défendre les agriculteurs que de garantir la rentabilité d’un système à bout de souffle, en sacrifiant au passage le débat démocratique. L’alerte scientifique est ignorée, les signaux de la société civile balayés, et la parole citoyenne reléguée à une nuisance. Ce texte devient ainsi le symbole d’une fuite en avant idéologique : celle d’un pouvoir qui, au lieu de répondre aux défis du siècle, s’acharne à maintenir un modèle dépassé par les faits et rejeté par une large partie de la population.