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Je considère la Journée mondiale de la biodiversité comme bien plus qu’une date symbolique. C’est un rappel essentiel : nous faisons partie d’un écosystème global, complexe, fragile, et chaque jour qui passe montre à quel point l’équilibre du vivant est menacé.
La biodiversité, ce n’est pas un concept abstrait réservé aux scientifiques ou aux militants écologistes. C’est notre quotidien. Ce sont les abeilles qui pollinisent les cultures, les arbres qui filtrent l’air que nous respirons, les sols qui nourrissent nos aliments, les zones humides qui régulent les inondations. C’est aussi ce lien invisible mais vital entre les espèces, les milieux et les humains.
Quand on détruit une forêt, quand on empoisonne les sols, quand on bétonne sans réfléchir, ce n’est pas seulement la nature qu’on abîme, c’est notre avenir qu’on fragilise. Et comme souvent, ce sont les plus modestes, les plus isolés, les plus exposés qui subissent les premières conséquences.
En tant qu’éducateur spécialisé et élu local, je suis témoin des effets concrets de cette crise : perte de repères, sentiment d’impuissance, fracture entre les générations. Mais je suis aussi convaincu qu’on peut agir. À l’échelle d’un village comme Angervilliers, chaque choix compte. Favoriser des espaces verts riches en espèces, soutenir les agriculteurs qui respectent la nature, préserver les haies, les mares, les corridors écologiques : ce sont des actes simples, concrets, mais essentiels.
Cette journée me donne l’occasion de réaffirmer une conviction forte : la transition écologique ne peut être dissociée des autres combats pour l’égalité, la solidarité, la démocratie. Préserver le vivant, ici et maintenant, c’est construire une société plus juste, plus résiliente, plus humaine.
Je choisis de faire ma part, avec détermination et lucidité. Et j’invite chacun, chacune, à faire de même. Parce que la biodiversité, c’est l’affaire de toutes et tous.