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L'impatience qui m'habite en attendant la publication de mes romans est palpable, une sorte de fourmillement constant, une attente mêlée de curiosité. Cruels desseins et L'enfer vert sont les premiers à dévoiler le personnage de Théodore Grandin, cet ancien journaliste devenu détective privé, qui traverse les villes, résolvant des énigmes complexes. Chaque enquête le conduit à de nouveaux défis, et chaque page écrite avec plaisir renforce ma certitude qu'il deviendra un personnage récurrent incontournable.
Puis il y a Les descendants d'Éléonore Matzer, un hommage aux travailleurs sociaux, une thématique qui me touche profondément. C'est un roman qui s'enracine dans mon propre vécu, mon métier d'éducateur spécialisé, et qui aborde ce combat quotidien pour l'humanisme dans un contexte où tout semble se diriger vers une logique de rentabilité. C'est comme un miroir, reflétant mes propres convictions.
Et enfin, Les cris du silence, un roman poignant où un jeune doctorant se lance dans une quête presque obsessionnelle pour retrouver une certaine Sarah, une rencontre marquante d'un centenaire rescapé de Birkenau. L'intensité émotionnelle du sujet me frôle à chaque étape du processus d'écriture, chaque mot pris dans l'effort de rendre hommage à ces voix du passé, souvent étouffées par le temps.
Cette attente, ce suspense personnel, est un mélange de hâte de voir ces histoires prendre forme dans les mains des lecteurs, mais aussi de doute, de questionnement sur la manière dont elles seront reçues. Il y a un sentiment d'accomplissement mêlé de tension, un peu comme si mes propres pensées, mes émotions et mes engagements allaient enfin trouver leur place, dans un monde qui, je l'espère, saura les accueillir.