/image%2F7041264%2F20260911%2Fob_33e473_1000042863.jpg)
J'ai bien pris mon pass pour la Fête de l'Humanité. Et je n'irai certainement pas.
Ce n'est pas une posture, c'est juste là où j'en suis.
Ces derniers mois ont été compliqués. Personnellement d'abord, avec la disparition d'un proche. Ça laisse des traces, une absence qui ne se referme pas vite et qui oblige à ralentir, à faire le tri sur ce qui compte vraiment.
Professionnellement, je change de travail. En soi c'est positif, c'est voulu, c'est une page qui s'ouvre. Même si ça arrive après une période de doutes et de déceptions bien réelles.
Il y a eu aussi cette petite déception des dernières municipales, voir des personnes dont je partage pourtant les orientations faire d'autres choix, et en face, ces jeux de dupes qu'on nous propose et qui m'ont un peu usé.
J'avais besoin de souffler. C'est ce que je fais, je suis en vacances.
J'ai besoin de cette parenthèse. De mettre à distance, un temps, les combats qui me tiennent à cœur. De me retrouver, pour mieux repartir peut-être.
Je ne décroche pas pour autant. Heureusement mon abonnement à mon journal me permet de rester relié, de lire des articles passionnants dans lesquels je me retrouve.
Alors pour l'instant, c'est repos, réflexion et projection sur mon envie, ou non, de me remobiliser politiquement.
Et comme je ne sais pas rester trop longtemps inactif, je dois avouer que mon rôle de formateur me ravit. Transmettre. Écouter, expliquer, donner des clés. Et si c'était ça, mon but en ce moment ?
Ce n'est pas un renoncement, c'est juste une pause.