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Gestion humaine catastrophique : à quel moment cela cesse-t-il d’être un hasard ?
Un village de l’Essonne. Deux mandats. Un nombre incalculable de démissions d’adjoints et de conseillers municipaux. Une équipe majoritaire réduite à sa plus simple expression. À ce stade, peut-on encore parler de coïncidences ? Ou faut-il enfin poser les mots justes : problème de gouvernance, incapacité à fédérer, méthode qui épuise plutôt qu’elle ne rassemble ?
Pendant ce temps, le village devient un dortoir. On n’investit pas, et l’on tente de faire passer l’absence de dépenses pour une preuve de bonne gestion. Mais ne pas investir n’est pas un projet. Ne rien engager n’est pas une vision. Une commune ne se gère pas en regardant simplement les colonnes d’un budget ; elle se construit par des choix, par des ambitions, par une volonté d’avenir.
À la communauté de communes, le constat interpelle tout autant. En un seul mandat, les tensions avec les agents sont devenues si fortes que certains n’ont eu d’autre solution que de se mobiliser pour faire valoir leurs droits. Là encore, aucun projet structurant, aucune dynamique nouvelle. Le strict minimum. La reprise de dossiers engagés par d’autres. Une habitude, presque une signature.
Le point commun est évident.
On nous explique aujourd’hui qu’il ne sera pas candidat à un nouveau mandat à la communauté de communes. Faut-il y voir un geste de grandeur ? Ou simplement la lucidité face à une réélection devenue incertaine ? Quand les agents souffrent, quand les démissions s’enchaînent, quand même des élus commencent à constater que quelque chose cloche profondément dans la manière de gérer, il ne s’agit plus d’opposition politique. Il s’agit de responsabilité.
Gouverner, ce n’est pas seulement occuper un poste. C’est impulser, rassembler, respecter les équipes et porter une vision collective. Lorsque les dysfonctionnements deviennent récurrents, ils ne relèvent plus du hasard. Ils révèlent un mode de gestion.
Il est plus que temps que chacun prenne ses responsabilités.