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Me présenter à la mairie d’Angervilliers est une démarche qui m’habite profondément. Ce n’est ni une quête de pouvoir ni une envie de reconnaissance personnelle. C’est une décision mûrie, nourrie par des années d’engagement, d’écoute, de réflexion et parfois de colère contenue face à ce qui pourrait être fait autrement, mieux, plus humainement. Chaque fois que je me rends compte qu’une situation pourrait être améliorée, que des habitants sont laissés de côté ou que le dialogue est insuffisant, cette envie de m’engager devient plus forte. Et chaque fois que quelqu’un tente de me freiner ou de me décourager, l’effet est inverse : cela renforce ma détermination, aiguise ma volonté et me rappelle que cet engagement est nécessaire.
Ce que cela me procure avant tout, c’est un sentiment de cohérence intérieure. J’ai toujours cru que les convictions n’ont de valeur que si elles se traduisent en actes. Me présenter, c’est assumer cette exigence. C’est prolonger, dans le champ politique, ce que je fais déjà comme éducateur spécialisé : accompagner, comprendre, relier, tenter de réparer ce qui peut l’être. Ce n’est pas un changement de rôle, mais une extension de ce que je suis, de ce que je porte. C’est agir à une échelle où mes décisions peuvent toucher directement le quotidien de mes concitoyens.
Je ressens également une responsabilité morale intense. Angervilliers n’est pas un concept abstrait, ni un simple enjeu électoral. C’est un village vivant, avec ses fragilités, ses tensions, ses silences et ses espoirs. Des aînés parfois oubliés, des familles qui peinent, des habitants qui ne se sentent plus entendus… Me présenter, c’est accepter de porter ces réalités avec sérieux et sincérité, sans les instrumentaliser. C’est chercher à leur donner une voix, à être le relais de leurs besoins et de leurs attentes, sans prétendre décider pour eux. C’est refuser les solutions toutes faites et les réponses simplistes à des situations complexes.
Mais je sais aussi que m’engager seul ne suffirait jamais. La politique locale, pour être vivante, efficace et humaine, exige la confiance et la complicité. C’est pourquoi je ressens profondément la nécessité de m’entourer de personnes fiables, loyales et partageant mes valeurs. Des personnes avec qui je peux bâtir, débattre, avancer sans crainte, avec l’assurance que chacun mettra son énergie au service de l’intérêt collectif. Cette confiance mutuelle est le socle qui transforme les idées en projets, les intentions en actes, et qui rend possible la réalisation d’un véritable changement. Sans elle, la volonté la plus sincère reste isolée ; avec elle, elle devient contagieuse, capable d’inspirer et de mobiliser, et de créer un élan collectif que rien ne peut stopper.
Cette candidature m’apporte aussi une émotion paradoxale, faite à la fois de doutes et d’élans. Le doute, parce que je sais combien l’engagement public expose, combien il oblige à se remettre en question, à affronter critiques et déceptions. Mais ce doute est un garde-fou contre l’arrogance et la facilité. Et puis il y a l’enthousiasme : celui de croire encore à la force du collectif, à la capacité des habitants à dépasser les clivages et à construire ensemble un projet concret, tangible et durable. Il y a dans ce projet un souffle d’espoir, même modeste, celui de montrer que la politique locale peut redevenir un outil de solidarité et de dialogue.
Me présenter me procure aussi le sentiment de ne pas trahir mes valeurs. Je ne crois pas à une politique hors-sol, technocratique, froide ou déconnectée des réalités humaines. Je crois à une action publique attentive aux plus fragiles, respectueuse des différences, soucieuse du bien commun. Cette candidature est une manière de dire que la solidarité, la culture, l’écologie du quotidien, le soutien aux aînés et la démocratie locale ne sont pas des slogans, mais des priorités concrètes, tangibles et nécessaires.
Enfin, ce que cela me procure, c’est un sentiment d’utilité, de justesse et de sérénité intérieure. Celui d’être à ma place, ici et maintenant, et de mettre mon énergie, mon temps et ma passion au service des habitants d’Angervilliers. D’oser proposer une autre manière de faire de la politique locale : plus ouverte, plus participative, plus humaine, proche des gens et de leurs préoccupations quotidiennes. Sans garantie de succès, mais avec la certitude profonde qu’il vaut mieux tenter, collectivement, que se résigner. Me présenter, ce n’est pas une fin en soi. C’est un engagement sincère, motivé par l’envie de servir, d’écouter, de rassembler et de contribuer à faire d’Angervilliers un lieu où chacun peut se sentir reconnu, entendu et respecté.