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« À qui sait bien aimer, il n’est rien d’impossible. »
Cette phrase de Pierre Corneille, écrite il y a plusieurs siècles, prend aujourd’hui une résonance particulière pour moi, dans un monde où l’on parle souvent de crise : crise sociale, crise écologique, crise démocratique. Et pourtant, au milieu de ces fractures, je continue de croire que tout part d’un geste simple — celui de savoir aimer.
Savoir bien aimer, c’est d’abord aimer les gens, pas seulement ceux qui pensent comme nous, mais aussi ceux qui doutent, qui se taisent, qui se sentent oubliés. C’est aimer son village, son territoire, sa communauté. C’est vouloir qu’ils vivent mieux, ensemble. Dans nos engagements, dans nos débats, dans nos projets collectifs, cet amour-là devrait toujours être notre fil conducteur.
Aimer, c’est refuser l’indifférence. C’est s’intéresser à ce qui se passe autour de soi, c’est prendre part, c’est oser dire « nous » dans une société où l’on nous pousse trop souvent à dire « moi ». C’est ce qui me motive, chaque jour, dans mon engagement : défendre le service public, soutenir les plus fragiles, faire vivre le dialogue, donner de la voix à celles et ceux qu’on n’écoute plus.
À qui sait bien aimer, rien n’est impossible. Car aimer, c’est croire encore que le collectif a du sens, que la politique locale peut être humaine, que la solidarité n’est pas un mot d’hier mais un espoir pour demain. C’est, à notre échelle, continuer à construire un avenir plus juste, plus attentif, plus vivant.
Et si aimer, au fond, c’était simplement cela : ne jamais renoncer à l’humain.