/image%2F7041264%2F20250508%2Fob_5ad4ea_1000051888.png)
« Le souvenir est le parfum de l’âme », écrivait George Sand, avec cette intuition profonde que ce que nous avons aimé, vécu, traversé, ne disparaît jamais vraiment. Le souvenir, comme un parfum, flotte autour de nous sans que l’on puisse toujours l’expliquer. Il ne se voit pas, ne s’impose pas, mais il touche, émeut, bouleverse. Il suffit d’un lieu, d’une lumière, d’un murmure, et l’âme se souvient.
Dans mon parcours — entre engagement social, combats collectifs, et écriture — les souvenirs sont autant de présences invisibles. Ils sont faits de rencontres précieuses, de luttes partagées, mais aussi d’absences. Car la perte d’êtres chers, qu’elle soit récente ou ancienne, n’efface pas ce qu’ils ont semé en nous. Au contraire, leur souvenir s’attarde comme un parfum tenace : un rire, un mot, un regard, qui revient au détour d’un jour ordinaire.
Ces absents continuent de nous habiter, de nous guider parfois. Ils nourrissent mes engagements, se glissent entre les lignes de mes récits, et me rappellent que ce que l’on transmet de plus fort, ce sont les traces laissées dans les cœurs. C’est là, sans doute, ce que George Sand voulait dire : les souvenirs sont ce que l’âme retient avec le plus d’amour, et ce qu’elle offre au monde avec le plus de fidélité.