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Je suis un lecteur, et je remarque les articles sur les affiches événementielles ou électorales recouvertes par d'autres dans un désordre ridicule.
Je suis observateur, et je ne peux m’empêcher de remarquer ceux qui recouvrent les affiches des autres. Ce geste n’est pas anodin : c’est un petit coup de force, un écrasement gratuit qui en dit long sur l’ego de celui qui le fait. Au lieu de partager l’espace, d’écouter, de dialoguer, ils préfèrent effacer les voix qui les gênent pour imposer la leur.C’est un mélange d’arrogance mal dissimulée et d’insécurité profonde. Ils croient affirmer quelque chose, mais tout ce qu’ils révèlent, c’est leur incapacité à reconnaître la valeur des autres et le vide de respect qui les habite. Leur geste n’est pas créatif, il est agressif. Il ne participe pas au débat, il l’écrase.Chaque affiche recouverte est une humiliation silencieuse pour ceux qui sont passés avant eux. Et derrière cette prétendue affirmation de soi, je vois surtout de la peur, du besoin de dominer, un désir égoïste de prouver qu’ils comptent plus que les autres. Ce comportement, si banal soit-il dans la rue, est révélateur : il met en lumière un individualisme brutal et un mépris pour le collectif, pour l’idée même que l’espace public puisse être partagé.Observer cela me révolte autant qu’il me fascine. Parce que ce geste, pourtant minuscule, dit tout de la personne : elle choisit de s’imposer au lieu de contribuer, d’effacer au lieu d’échanger, de piétiner au lieu de construire. Et c’est exactement cette violence silencieuse, cet égocentrisme que je ne peux ni ignorer ni accepter.