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Je refuse de rester spectateur face aux attaques répétées contre le monde du travail. Depuis trop longtemps, ce sont toujours les mêmes qui paient : les salarié·es, les retraité·es, les précaires, les malades. Le budget Bayrou est une véritable provocation. Il annonce la suppression de jours fériés, le durcissement des franchises médicales, la remise en cause de la cinquième semaine de congés, des coupes massives dans les services publics, l’affaiblissement du droit du travail, la baisse des pensions et des droits sociaux… En clair, ce budget cherche à nous faire travailler plus pour gagner moins et vivre moins dignement.
Je ne peux pas l’accepter. J’ai déjà vu, comme beaucoup d’entre nous, ce qu’a donné la bataille contre la réforme des retraites. Elle a démontré deux choses essentielles : d’abord que la colère sociale est immense, ensuite que lorsque nous nous mobilisons, nous ne sommes jamais totalement battus d’avance. Même si le pouvoir a imposé sa réforme, il a dû utiliser la force et la brutalité pour passer en force, et cela restera comme une victoire morale et politique pour le mouvement social. Aujourd’hui, face à ce nouveau coup porté contre nos droits, je sais que nous avons à nouveau le devoir de nous lever.
Pour moi, les priorités sont claires :
- Financer nos services publics et engager enfin une véritable transition écologique, au service des besoins humains et non des profits.
- Défendre une justice sociale réelle : des retraites dignes, une Sécurité sociale solidaire et universelle.
- Stopper l’hémorragie des licenciements et relocaliser notre économie.
- Augmenter salaires, pensions et minima sociaux, avec une égalité effective entre femmes et hommes.
- Mettre en place une fiscalité équitable : taxer les grandes fortunes, les dividendes, les rachats d’actions, et rétablir l’impôt sur la fortune.
C’est pour toutes ces raisons que je me mobiliserai le 10 septembre, lors de la première journée d’actions et de grèves dans les entreprises. Cette date doit être un signal fort, une démonstration du rejet massif de ce budget injuste.
Le 18 septembre, une grande journée unitaire de grèves et de manifestations est organisée partout en France. Malheureusement, je ne pourrai pas y participer physiquement : j’ai prévu depuis longtemps un congé à l’étranger à cette période. Mais je veux être clair : même à distance, je serai de tout cœur avec celles et ceux qui descendront dans la rue. Ma solidarité sera totale, et je sais que notre force ne repose pas uniquement sur la présence d’un individu, mais sur le collectif que nous formons toutes et tous ensemble.
Le 18, je penserai à mes collègues, à mes camarades, aux milliers de femmes et d’hommes qui, partout en France, relèveront la tête pour dire « assez ». Parce que nous refusons de voir nos droits détruits, parce que nous croyons en un avenir plus juste, plus solidaire, plus humain.
Je suis convaincu d’une chose : la colère qui s’exprime aujourd’hui peut se transformer en victoires. Mais pour cela, il faut que chacun et chacune d’entre nous prenne sa place dans le mouvement. Ensemble, nous pouvons renverser le rapport de force. Ensemble, nous pouvons ouvrir d’autres possibles.