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Cette illustration, poignante et insoutenable, montre un nourrisson décharné rampant vers un biberon, dans le viseur d’un fusil de précision. Une métaphore glaçante et sans détour : à Gaza, chercher simplement à survivre, à manger, à nourrir son enfant — devient un acte mortel, visé, puni, ciblé.
Le dessin ne fait pas dans la nuance, et il a raison. Il rappelle que ce ne sont pas seulement les armes qui tuent, mais aussi la famine, les sièges, les destructions méthodiques des infrastructures, l’empêchement volontaire de l’aide humanitaire. Et que tout cela n’est pas un « dommage collatéral », mais une politique assumée, planifiée, ciblée.
Ce bébé dans le viseur, c’est l’image ultime de l’inhumanité : celle qui choisit délibérément de priver un peuple de sa dignité, de sa survie, de son avenir.
Il n’est plus possible de détourner les yeux. Ce dessin, comme les événements de Gaza, oblige à regarder la réalité en face : une population entière, dont les enfants, est piégée sous les bombes, affamée, et abandonnée par une communauté internationale trop souvent silencieuse ou complice.