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Quand je vois cette image, je me sens à la fois indigné, épuisé et révolté. Encore une fois, ce sont les mêmes qui trinquent, encore une fois on s’en prend aux acquis sociaux, à ce qui reste de nos droits conquis de haute lutte. Après avoir proposé de rogner sur les jours fériés, voilà maintenant qu’on nous prépare à dire adieu à notre 5ᵉ semaine de congés payés. Et on ose appeler ça un "effort", comme si c’était un petit ajustement anodin. Mais ce n’est pas un effort, c’est un recul social. Un de plus.
Moi, je n’oublie pas ce que cette semaine représente : du repos, du temps pour vivre, pour voir ses proches, pour souffler dans un monde où tout va trop vite. Ce n’est pas du luxe, c’est un besoin fondamental. Et on voudrait nous faire croire que ce serait "choisi", qu’on aurait la liberté d’y renoncer contre un peu d’argent ? Mais quand les fins de mois sont difficiles, quand les salaires stagnent, ce soi-disant "choix" n’en est pas un. C’est un chantage.
Toujours moins de repos, toujours plus d’efforts, toujours plus de sacrifices… mais pour qui ? Pour quoi ? On nous parle d’équilibre budgétaire, mais on ne touche jamais aux dividendes, jamais aux niches fiscales, jamais aux privilèges de ceux qui accumulent pendant que d’autres s’épuisent.
Je refuse qu’on piétine encore le droit au repos. Je refuse qu’on transforme nos congés en marchandise. Je refuse cette logique d’usure permanente, ce modèle de société qui ne jure que par la productivité et méprise la vie. La 5ᵉ semaine de congés payés, je ne veux pas l’abandonner. Je veux la défendre, au nom de notre santé, de notre dignité, et de notre humanité. Parce qu’un pays qui rogne sur le repos de ses travailleurs est un pays qui oublie ce que veut dire "vivre".