/image%2F7041264%2F20250725%2Fob_3c9acf_1000023498.jpg)
Le décès de Georges Lemoine, ancien ministre socialiste, réveille en moi bien plus que le souvenir d’un responsable politique : il ravive une époque, une atmosphère, un moment de ma propre jeunesse passée à Chartres.
À travers sa silhouette, ses engagements, sa fidélité à la gauche mitterrandienne, c’est tout un pan de la vie politique locale et nationale qui ressurgit. Une époque où la politique avait encore du sens, où la parole donnée comptait, où les élus savaient d’où ils venaient.
Je garde le souvenir d’un homme de conviction, de proximité, d’une présence constante dans la ville et dans les esprits. Chartres n’était pas qu’un décor pour lui, mais un territoire à faire vivre, à défendre, à transformer.
Aujourd’hui, alors que ce monde semble de plus en plus lointain, je ressens le besoin de dire merci. Merci pour ce qu’il représentait, pour ce qu’il incarnait. Son décès, c’est une page personnelle et collective qui se tourne.